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par Debora Pape

Le plastique noir est omniprésent. Mais il est presque impossible à trier pour les machines de recyclage actuelles. Des chercheurs sont parvenus à résoudre ce problème.
Les plastiques noirs sont partout : dans les boîtiers électroniques, les produits ménagers, les jouets, les articles de sport ou les emballages. Tous ces produits finissent un jour ou l'autre dans le sac jaune ou dans la poubelle de recyclage. C'est là que commence le problème : le plastique noir est en effet largement invisible pour les technologies de tri traditionnelles.
Le cœur du problème réside dans la physique. La spectroscopie proche infrarouge (NIR) traditionnelle fonctionne en analysant la lumière réfléchie par un matériau. Chaque type de plastique - polyéthylène, polypropylène ou PET - a un motif de réflexion caractéristique, une sorte d'empreinte moléculaire.
Mais dans le cas du plastique noir, la suie qu'il contient absorbe une grande partie de la lumière incidente avant qu'elle ne soit réfléchie. L'empreinte digitale reste invisible. Par conséquent, une grande partie du plastique noir ne se retrouve pas dans le cycle de recyclage, mais dans le recyclage thermique.
Les chercheurs du Fraunhofer-Institut für Zerstörungsfreie Prüfverfahren IZFP ont désormais abordé ce problème de manière fondamentalement différente. Au lieu de recourir à des méthodes spectrales, ils utilisent un système basé sur la thermographie qui exploite les différentes réactions thermiques de différents types de plastique.
Cette méthode combine un bref chauffage des objets avec des images thermiques qui sont ensuite analysées par un modèle d'IA, permettant ainsi d'identifier les plastiques noirs qui restent invisibles pour les scanners NIR traditionnels.
Un des principaux résultats des recherches menées jusqu'à présent est que le démonstrateur est actuellement capable de distinguer de manière fiable le polyamide (PA) et le polypropylène (PP) en particulier. Cette distinction est considérée comme un progrès important, car ces deux plastiques noirs ne sont généralement pas détectables dans les installations de tri NIR existantes.
D'autres types de plastiques devraient suivre dans les prochaines phases du projet. Cependant, l'extension à un plus large éventail de matériaux est encore en cours de développement.
Pour qu'une technologie de tri passe du laboratoire à la pratique industrielle, elle doit être robuste, rapide et économique. Le démonstrateur développé au Fraunhofer IZFP montre déjà à quoi peut ressembler fondamentalement un tel procédé :
Sur un tapis roulant, des pièces en plastique noir sont brièvement chauffées, puis capturées par une caméra thermique et analysées en temps réel par une IA. Un bras de tri sépare automatiquement les matériaux en fonction du type détecté.

On ne sait pas encore quand le procédé sera utilisé dans des centres de tri réels. Les chercheurs s'efforcent d'inclure d'autres types de plastique, d'augmenter la vitesse de traitement et d'optimiser l'ensemble de l'installation pour une exploitation industrielle continue. La base technologique pour un tri fiable des plastiques noirs est ainsi posée, mais doit encore mûrir.
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Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
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