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Florian Bodoky
Test de produit

Sony 1000X The Collexion à l’essai : un casque qui a du caractère

Florian Bodoky
19/5/2026
Traduction : Stéphanie Klebetsanis

Sony célèbre les dix ans de sa série 1000X avec The Collexion. Un design classe, un son puissant et un grand confort, mais aussi quelques compromis à faire.

Avec le 1000X The Collexion – c’est le nom officiel de ce casque – Sony célèbre les dix ans de sa série 1000X. Rien que le nom nous donne des indices sur l’intention de Sony de marquer le coup. On aurait pu penser qu’il baptiserait son nouveau casque « WH-1000 XM X » (dix en chiffres romains), mais non. Ce n’est donc pas une version remaniée du XM6. Le géant japonais tente bel et bien de lancer un modèle indépendant à peine un an après le lancement de son casque phare.

Plus de métal, plus de poids, plus de place

Une chose est sûre, ce casque ne passe pas inaperçu ! Sony mise sur une abondance de métal noir brillant, des transitions claires et un boîtier extrêmement solide. Rien ne grince, les articulations sont bien fixées, et les matériaux ont l’air robustes. Tout comme ses prédécesseurs, il est réglable en continu. Par contre, la pièce à régler ne disparaît pas dans le boîtier, elle glisse à l’extérieur le long de l’arceau, plus fin que celui du XM6. Le design de ce casque est plus élégant et moins « high-tech » que le WH-1000XM6.

Beaucoup de métal et des arceaux visibles.
Beaucoup de métal et des arceaux visibles.

Outre l’aspect « métallique » de ce modèle, on remarque le nouveau revêtement en similicuir de l’arceau et des coussinets. Le matériau est doux au toucher et semble de très bonne qualité. Malheureusement, je pense que des traces brillantes apparaitront autour de la surface tactile si vous utilisez souvent les commandes gestuelles. Les zones où vous passez constamment les doigts peuvent devenir un peu grasses et moins lisses au fil du temps. En revanche, Sony marque des points ailleurs : on peut remplacer les coussinets, ce qui est vraiment utile sur un casque haut de gamme de cette gamme de prix. De nombreux fabricants négligent cet aspect.

Ce casque haut de gamme est-il agréable à porter ?

Oui, car la pression est moins forte que celle du WH-1000XM6. Ses coussinets sont plus larges ; vos oreilles ne touchent pratiquement pas l’intérieur du casque, ce qui est très confortable quand on l’utilise pendant un long moment ! Les porteurs de lunettes apprécieront aussi les coussinets un peu plus souples. Mais cette forme plus large a aussi des inconvénients : comme les coussinets sont moins ajustés que ceux du XM6, j’ai eu du mal avec la réduction du bruit adaptative. J’ai eu l’impression que des bruits même presque imperceptibles suffisent à rendre l’ANC moins efficace.

Le similicuir pourrait s’user avec le temps.
Le similicuir pourrait s’user avec le temps.

Et avec ses quelque 320 grammes, le casque reste lourd. Au bout de quelques heures, on le sent plus que de nombreux modèles concurrents. Cela dit, Sony a bien réparti la charge sur l’arceau (étroit). Mais même l’arceau étroit finit par faire mal à la tête, à la longue. Dommage.

Un joli étui

L’étui, encombrant mais chic.
L’étui, encombrant mais chic.

Sony n’a pas négligé l’étui de rangement. Comme le casque ne se plie pas, le boîtier est nettement plus grand. Logique. On ne peut donc pas le glisser dans un petit sac. La solution de Sony ? Transformer le boîtier en étui certes un peu encombrant, mais agréable à tenir et à transporter... À condition que vous soyez prêts à prendre un sac supplémentaire juste pour votre casque ! La fermeture à pression et les matériaux semblent résistants, et l’étui est suffisamment grand pour y ranger le câble jack et le câble USB-C. C’est toujours ça.

Le son : on n’échappe pas à l’IA, mais elle a ses avantages

Le son de ce casque correspond à ce que j’attends d’un modèle haut de gamme. La principale nouveauté : le processeur audio intégré de troisième génération (V3). Le XM6 est encore doté de l’ancien processeur V2. Sony utilise le V3 pour une réduction du bruit et un traitement du son plus efficaces. Selon le fabricant, le processeur analyse les signaux audio plus rapidement et ajuste les fréquences avec plus de précision. Résultat, une dynamique et une spatialité améliorées, et des détails plus précis. Le son ressemble encore davantage à celui que « l’artiste voulait produire ». Sony mise aussi sur un haut-parleur de 30 mm adapté au réglage légèrement plus équilibré que celui du XM6. Apparemment, la gamme de fréquences va jusqu’à 40 000 hertz, ce qu’on remarque surtout dans les fichiers en haute résolution.

Les basses font partie des points forts de ce casque ; elles sont puissantes et volumineuses, sans prendre toute la place pour autant. Le contrôle dans les basses profondes est un autre point positif. Même à volume élevé, le son reste clair. Les morceaux de hip-hop, d’EDM ou de pop moderne sont vraiment agréables à écouter. La fonction d’upmix (voir le paragraphe « Sound Connect » ci-dessous) y est aussi pour quelque chose. Les voix sont naturelles et claires. Le son des podcasts, des films et de la musique acoustique est vraiment excellent. Le chant est agréablement présent, sans pour autant être mis en avant de manière artificielle. Les instruments se distinguent clairement les uns des autres et sont bien séparés. Sony parle d’une scène sonore plus grande. Reste à savoir si vous vous en seriez rendu compte sans qu’il ne vous le fasse remarquer. Dans l’ensemble, le réglage reste agréablement adapté à une longue écoute. Le son ne devient jamais agaçant ni trop analytique, même après plusieurs heures d’écoute.

Sound Connect : l’appli indispensable

L’appli « Sound Connect » de Sony s’inspire largement du célèbre logiciel du WH-1000XM6 et reprend directement une grande partie de ses fonctionnalités. Si vous avez déjà utilisé le XM6, vous vous y retrouverez rapidement. L’appli propose de nombreux réglages, sans surcharger son interface. L’égaliseur, les réglages de l’ANC, le mode transparence, les paramètres de son surround ou encore la détection automatique des scènes sont faciles à configurer. À cela s’ajoutent les fonctionnalités bien connues du XM6, telles que le Speak-to-Chat, le contrôle adaptatif du bruit, la mise en pause automatique lorsqu’on enlève les écouteurs, et les profils ANC adaptés à l’environnement. Le casque détecte par exemple si vous êtes assis, si vous marchez ou si vous vous déplacez, et il adapte la réduction de bruit en conséquence.

L’appli a des fonctionnalités sympas.
L’appli a des fonctionnalités sympas.

Les modes upmix 360 sont nouveaux. Les contenus stéréo y sont artificiellement rendus plus spatiaux. Ça fonctionne étonnamment bien pour les films et les jeux vidéo. Pour la musique, ça dépend du genre. J’aime ce mode. Sans lui, la musique est plus plate, mais plus authentique. Grâce à l’upmix alimenté par l’IA, j’ai vraiment l’impression d’être au cœur de l’action. Sony prend aussi en charge le DSEE Ultimate. Cette technologie consiste à améliorer en temps réel les fichiers musicaux compressés pour reconstituer les détails perdus. Elle ne remplace pas un véritable son HiRes, mais elle augmente la qualité de son des streams de Spotify ou des anciens fichiers MP3.

Codecs, Bluetooth et connexion par câble – pas mal, hein, Apple ?!

Sony prend en charge les codecs SBC, AAC, LC3 et LDAC. SBC reste le codec standard ; il fonctionne sur presque tous les appareils, mais c’est aussi celui qui donne le son le plus simple. AAC est surtout utile aux utilisateurs et utilisatrices d’Apple, puisqu’il fait fonctionner les iPhone, iPad et Mac de manière stable et efficace. LDAC permet d’avoir des débits de données nettement plus élevés et il transfère davantage de détails sonores, pour autant que votre lecteur le prenne en charge. The Collexion est aussi équipé du Bluetooth 6. Il ne change pas le son de manière audible, mais il stabilise les connexions, réduit les interruptions et permet de changer d’appareil plus rapidement. Le casque est particulièrement fiable en ce qui concerne les connexions multipoint entre un ordinateur portable et un smartphone. Les utilisateurs et utilisatrices d’Apple doivent continuer à se passer du codec LDAC, car Apple ne le prend pas en charge. Le codec AAC est stable et efficace ; la connexion avec un iPhone, un iPad ou un Mac est rapide et fiable.

Sony fournit aussi un câble jack.
Sony fournit aussi un câble jack.

Dans l’univers Apple, les connexions sont stables. On passe rapidement d’un appareil à un autre, et le casque est simple à configurer. Sony n’atteint pas tout à fait le niveau d’intégration des produits Apple tels que les AirPods Max ou les AirPods Pro, évidemment, mais ses appareils s’intègrent étonnamment bien à l’univers d’Apple. On peut aussi brancher le casque avec un câble. À cet effet, Sony fournit un câble amovible de 1,2 mètre doté d’une fiche coudée plaquée or. Sur le plan technique, The Collexion reste intéressant lorsqu’il est branché. Il est censé atteindre une sensibilité de 103 dB/mW avec une impédance de 48 ohms lorsqu’il est allumé. Dans la pratique, cela veut surtout dire qu’il a un volume sonore suffisant même lorsqu’il est branché et qu’il fonctionne sans problème avec différents appareils. On doit tout de même l’allumer ; ça, il ne le fait pas tout seul.

Le téléphone et les microphones gardent leur stabilité habituelle

Des microphones internes et externes
Des microphones internes et externes

Tout comme le XM6, The Collexion convient bien aux appels téléphoniques. Les voix sont claires, et il filtre les bruits de fond. Quand vous téléphonez dans des bureaux ou quand vous l’utilisez en vous déplaçant, vos interlocuteurs vous comprennent nettement mieux qu’avec les anciens modèles comme le XM4. Les bruits du vent restent présents quand on téléphone en extérieur, mais ils sont plus discrets qu’avant.

Une bonne autonomie de batterie

La batterie reste performante au quotidien. D’après Sony, le casque tient jusqu’à 24 heures lorsque l’ANC est activée. Sans, il peut atteindre 32 heures. Tout dépend bien sûr du volume d’écoute et de l’utilisation, mais vous aurez rarement besoin de recharger votre casque.

Bilan

Si le design vous plaît...

Sony ne positionne pas The Collexion comme une nouvelle version du XM6 au look différent. Ce casque fait partie de la série 1000X tout en se démarquant. En effet, Sony a davantage misé sur les matériaux, la finition et un design unique. Le réglage du son est très réussi, notamment grâce au nouveau processeur. Celui-ci sera sans doute aussi intégré au XM7 (selon le laps de temps que Sony attendra avant de le lancer). Ce casque est confortable malgré son poids. Seul l’arceau étroit m’a parfois un peu gêné. Même chose pour la réduction de bruit adaptative, car ce modèle exerce une moindre pression sur la tête et les oreilles. Autre différence par rapport au XM6 : ce casque ne se plie pas.

Les finitions sont exceptionnelles, les coussinets d’oreille interchangeables sont pratiques, et l’appli reprend la plupart des fonctionnalités connues du XM6. Par contre, le similicuir qui entoure la surface tactile finit par avoir des traces de brillance visibles quand on l’utilise souvent.

Pro

  • son puissant
  • finitions soignées, haut de gamme
  • super fonctionnalités

Contre

  • un peu lourd
  • ne se plie pas
Sony 1000X The ColleXion (DNC, 24 h, Sans fil)
Écouteurs

Sony 1000X The ColleXion

DNC, 24 h, Sans fil

Photo d’en-tête : Florian Bodoky

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Depuis que j'ai découvert comment activer les deux canaux téléphoniques de la carte RNIS pour obtenir une plus grande bande passante, je bricole des réseaux numériques. Depuis que je sais parler, je travaille sur des réseaux analogiques. Un Winterthourois d'adoption au cœur rouge et bleu. 


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