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par Lars Petersen

Une petite chaîne YouTube réussit là où les grands ont échoué : elle fait fonctionner un PC dans le congélateur domestique sans endommager le matériel. Sa recette ? De la patience, un grand congélateur et des chaussettes remplies de gel de silice.
Trash Bench est un bidouilleur de matériel australien spécialisé dans les expériences chaotiques et intelligentes sur PC. Dans sa dernière vidéo, il réussit à faire ce que même des grands comme Linus Tech Tips : il fait fonctionner un ordinateur de bureau à moins 28 degrés Celsius dans un congélateur standard, effectue des benchmarks, overclocke - et sort ensuite le matériel sec et intact.
Pour son expérience, Trash Bench a recours à des composants anciens : une carte mère Asus ROG Maximus XI Apex, un Intel Core i7-9700KF et une Asus ROG GeForce GTX 1070. Selon les critères de 2026, il s'agit de matériel obsolète - et c'est précisément ce qui le rend idéal. Si quelque chose devait mal tourner, les dégâts resteraient limités. De plus, ces pièces consomment beaucoup moins d'énergie que les composants modernes haut de gamme. C'est crucial, car le congélateur, conçu à l'origine pour les aliments, n'est pas conçu pour des pics de charge de 600 watts.
Au lieu de placer le matériel sur des étagères, Trash Bench vide le congélateur et suspend le système de test en l'air à l'aide de sangles. Au sol, il répartit des chaussettes remplies de gel de silice pour absorber l'humidité. De plus, il scelle le congélateur pour empêcher l'air d'y pénétrer. Cette combinaison d'un grand volume de congélation, d'un mouvement d'air minimal et d'un contrôle strict de l'humidité permet d'éviter la condensation.

Pourquoi son approche fonctionne-t-elle alors que d'autres échouent ? La clé réside dans la taille du congélateur. Les petits modèles chauffent rapidement en charge, ce qui favorise les variations de température et la condensation. En revanche, un grand congélateur agit comme un accumulateur de froid : des centaines de litres d'air pré-refroidi tamponnent la chaleur et empêchent un réchauffement rapide.
Les moins 28 degrés à eux seuls n'apportent guère d'amélioration sensible des performances - à peine 51 MHz de fréquence GPU en plus. Seul un overclocking manuel à +240 MHz apporte des améliorations mesurables : Dans Shadow of the Tomb Raider, le taux d'images augmente de 8 pour cent (de 102 à 110 FPS), dans 3D Mark Fire Strike de 7 pour cent. Mais même dans ce cas, il reste clair qu'un PC au congélateur ne fait pas d'une GTX 1070 un monstre haut de gamme.
La conclusion de Trash Bench est donc sobre : Le jeu en valait-il la chandelle ? Avec un overclocking manuel, peut-être, sans, certainement pas.
Au moins, l'expérience a fonctionné. Mais un tel système n'est guère viable à long terme. Même dans un grand congélateur, de la condensation finit par se former et par endommager le matériel. Et qui veut jouer à côté d'un congélateur bourdonnant ? Même des ventilateurs bruyants sont un choix plus agréable, surtout avec le maigre gain de puissance.
La technologie et la société me fascinent. Combiner les deux et les regarder sous différents angles est ma passion.
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