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Point de vue

Les 15 pires adaptations de jeux vidéo de tous les temps

Philipp Rüegg
20/1/2026
Traduction : Rose-Hélène Moquet

Les adaptations cinématographiques de jeux vidéo sont de plus en plus populaires et ont gagné en qualité avec le temps. Mais si le cliché de l’adaptation ratée perdure encore, ce n’est pas pour rien. Voici donc quinze des plus gros flops.

Les adaptations en films de jeux vidéo sont en vogue. Certaines sont même regardables. Le vieux cliché selon lequel les adaptations de jeux vidéo sont presque toujours une catastrophe a cependant la vie dure, et il faut bien avouer que l’on comprend pourquoi.

Lorsque j’ai écrit une liste similaire il y a 8 ans, les adaptations de jeux vidéo étaient encore considérées comme des produits de niche dont on aimait bien se moquer. À l’époque, impossible de faire pire que le légendaire Super Mario Bros. de 1993. C’est d’ailleurs notre plombier favori qui a réussi le meilleur comeback avec Super Mario Bros., le film. Sorti en 2023, il a réalisé près de 1,4 milliard de dollars de recette, devenant ainsi l’adaptation de jeu vidéo la plus réussie, mais aussi l’un des films les plus rentables de tous les temps. Aujourd’hui, on sent que ces films sont réalisés par des personnes qui ont déjà joué à un jeu vidéo, voire même à celui dont l’adaptation est tirée.

Même lorsque les caisses finissent bien remplies, la plupart des réalisations sont souvent des échecs embarrassants. Le réalisateur allemand Uwe Boll est le pire criminel en la matière. Je n’inclus pas Postal, un film qui assume entièrement son côté débile. Le fait qu’il ait annoncé son retour prouve bien que les mauvaises adaptations de jeux vidéo resteront sans doute encore longtemps la règle, et non l’exception.

Voici donc ma liste des 15 pires adaptations de jeux vidéo de tous les temps. Des films qui ignorent le matériel source et bafouent l’art cinématographique. Le tout classé chronologiquement, afin d’apprécier la souffrance dans le bon ordre.

« Mortal Kombat : Destruction finale » (1997)

Il n’aura fallu que 2 ans pour que naisse une suite à la première adaptation cinématographique trash et culte de Paul W. S. Anderson. Le casting a été entièrement chamboulé, à l’exception de Robin Shou qui reprend le rôle de Liu Kang. Sans les grands noms comme Christopher Lambert dans le rôle du dieu Rayden et Cary-Hiroyuki Tagawa dans celui du vilain Shang Tsung, le film ressemble à un Mortal Kombat sans les « Fatality ». Il ne reste rien du charme de l’original. Près de 20 ans plus tard, Cary-Hiroyuki Tagawa a à nouveau endossé le costume du boss final pour la websérie Mortal Kombat : Legacy, prouvant que l’on pouvait faire de grandes choses avec un petit budget.

Budget : 30 millions de dollars
Recette : 51 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 4 % pour les critiques, 24 % pour le public

« House of the Dead » (2003)

Voici l’entrée peu glorieuse d’Uwe Boll dans le monde des adaptations de jeux vidéo. Première victime : un jeu de tir au pistolet de Sega. Le réalisateur a eu recours à des magouilles, dont l’exploitation d’une niche fiscale (article en allemand), pour pouvoir financer des productions importantes aux États-Unis. Cela a sans doute réjoui ses investisseurs, mais ne s’est pas ressenti dans la qualité du film. Même l’odeur de pourriture des zombies n’est pas convaincante. Je vous conseille plutôt de regarder un montage YouTube du jeu Wii The House of the Dead : Overkill, tout aussi trash, mais en mieux.

Budget : 12 millions de dollars
Recette : 14 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 3 % pour les critiques, 11 % pour le public

« Alone in the Dark » (2005)

La seule chose qui fait peur dans ce film, c’est à quel point il passe à côté de la fameuse vibe « survival horror » de l’original. Donner le rôle principal à Christian Slater n’a malheureusement pas permis d’éviter la catastrophe. Avec un score de 1 % sur Rotten Tomatoes, il détient le titre non officiel de pire adaptation de jeu vidéo jamais diffusée au cinéma. Certaines scènes sont si incroyablement mauvaises qu’elles en sont devenues cultes. Un péché mignon pour les masochistes du cinéma.

Budget : 20 millions de dollars
Recette : 13 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 1 % pour les critiques, 11 % pour le public

« BloodRayne » (2005)

On ne pourra pas reprocher à Uwe Boll d’être paresseux. En 2005, il revient à la charge avec BloodRayne, une adaptation du jeu d’action sanglant mettant en scène une demi-vampire légèrement vêtue et un casting impressionnant. Michelle Rodriguez, Ben Kinglsey, Udo Kier, Meat Loaf et Billy Zane sont réunis pour ce naufrage collectif. On dit qu’Uwe Boll n’aurait utilisé que 20 % du scénario original et aurait pioché le reste ailleurs. L’affiche du film a un petit côté Twilight, mais en moins pire.

Budget : 25 millions de dollars
Recette : 4 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 4 % pour les critiques, 17 % pour le public

« DOA : Dead or Alive » (2006)

Cette adaptation appartient elle aussi à la catégorie « film drôle malgré lui ». Dead or Alive propose une intrigue encore plus légère que les bikinis des actrices principales, ainsi que des intermèdes d’acteurs, comme l’ex-catcheur Kevin Nash, dignes des moments les plus « over the top » de la WWE. Que ce soit lors des bastons ou des parties de volley-ball ultra lubriques, les femmes en petite tenue sont au centre de l’attention. Pour peu que l’on débranche son cerveau et que l’on sache dans quoi on s’embarque, Dead or Alive peut tout à fait être divertissant.

Budget : 30 millions de dollars
Recette : 8 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 32 % pour les critiques, 36 % pour le public

« Au nom du roi » (2007)

Dungeon Siege, dont le film est tiré, est un merveilleux jeu de rôle et d’action que j’avais vraiment adoré lors de sa sortie en 2002. Mais tout laisse à penser qu’Uwe Boll était en état d’ivresse lorsqu’il a décidé d’en faire un film. Là encore, plusieurs grands acteurs sont de la partie. Quand on connaît la filmographie de Jason Statham, on se doute qu’il n’a pas été très difficile à convaincre. Et la carrière de Burt Reynolds étant à l’époque terminée depuis 20 ans, on comprend aussi sa participation.

Malgré un budget de 60 millions de dollars, ce film est tellement sans âme qu’il faut une bonne dose d’imagination pour s’y projeter.

Budget : 60 millions de dollars
Recette : 13 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 4 % pour les critiques, 23 % pour le public

« Max Payne » (2008)

Le jeu est un chef-d’œuvre et constitue le modèle rêvé pour une adaptation au cinéma : un flic accro aux médocs dont la famille est assassinée, sur la piste d’une mystérieuse nouvelle drogue, le tout accompagné d’une action spectaculaire riche de coups de feu et de répliques percutantes. Malheureusement, le film, avec Mark Wahlberg dans le rôle principal, a tout au plus une demi-scène qui rappelle vraiment Max Payne. Le reste est une insulte cinématographique montrant clairement que les responsables d’Hollywood se sont contentés de regarder la couverture du jeu.

Budget : 35 millions de dollars
Recette : 86 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 16 % pour les critiques, 29 % pour le public

« Far Cry » 2008

Et de 4 ! Far Cry (à l’époque développé par le studio Crytek) est la nouvelle victime d’Uwe Boll. Dans le rôle de Jack Carver, Til Schweiger participe grandement au désastre. Il aurait dû prendre exemple sur Gordon Freeman dans Half-Life et éviter d’ouvrir la bouche pour qu’on n’ait pas à se demander pourquoi un ancien membre des forces spéciales américaines a un si fort accent allemand. Toujours est-il que cela permet de détourner l’attention des performances d’acteur médiocres et des scènes d’action que j’aurais mieux réalisées lorsque j’étais à l’école enfantine.

Budget : 30 millions de dollars
Recette : environ 1 million de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : trop peu de critiques, 12 % auprès du public

« Street Fighter : Legend of Chun Li » (2009)

Sorti en 1994, le premier Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme donnait déjà le ton de la médiocrité. Ses répliques percutantes et son jeu d’acteur délicieusement exagéré en ont néanmoins fait un excellent divertissement. Le problème du film Legend of Chun Li, est qu’il se prend beaucoup trop au sérieux. Le spectacle haut en couleur du jeu original avec ses personnages illustres cède la place à une histoire à l’eau de rose sans saveur.

Budget : 50 millions de dollars
Recette : 13 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 3 % pour les critiques, 18 % pour le public

« Silent Hill : Revelation 3D » (2012)

Peut-être que Revelation 3D s’est inspiré du faux Silent Hill ? Il faut dire que cette série de jeux compte pas mal de ratés. L’emblématique Pyramid Head est bien présent, mais comme la plupart des acteurs du film, il semble fonctionner au ralenti.

Seuls les effets 3D utilisés à l’époque pour effrayer les spectateurs de cinéma sont vraiment impressionnants. On assiste en outre à des retrouvailles spéciales Game of Thrones entre Kit Harington (Jon Snow) et Sean Bean (Ned Stark). Pour savoir si le destin leur sera plus favorable cette fois-ci, vous n’avez plus qu’à regarder le film.

Budget : 20 millions de dollars
Recette : 56 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 8 % pour les critiques, 35 % pour le public

« Need for Speed » (2014)

Vous vous souvenez du remake du jeu du même nom, sorti un an plus tard ? On y prononce le mot « bro » environ 512 fois dans les cinq premières minutes. Les « race homies » s’enfilent les boissons énergétiques et se font des checks à la moindre occasion. Au moins, ce navet était un peu plus divertissant grâce à la présence d’Aaron Paul.

Il faut croire que les six opus de Fast and Furious n’avaient pas suffi et qu’il fallait réutiliser la recette jusqu’à la corde, allant même jusqu’à réaliser cinq volets supplémentaires, tous plus débiles les uns que les autres, mais ayant au moins le mérite d’être divertissants. On ne peut pas dire la même chose de Need for Speed, barbant au possible.

Budget : 66 millions de dollars
Recette : 203 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 23 % pour les critiques, 56 % pour le public

« Assassin’s Creed » (2016)

Le casting cinq étoiles regroupant Michael Fassbender, Jeremy Irons ou encore Marion Cotillard n’aura malheureusement pas empêché ce film d’être un échec. Au lieu d’envoyer Desmond Miles dans l’Animus, l’équipe a décidé d’inventer un nouveau personnage principal. Mais le vrai problème, c’est qu’on s’ennuie.

L’histoire ne décolle pas, l’action ne fait pas rêver et, comme dans les jeux, les scènes des temps modernes sont barbantes au possible. Au moins un point de convergence entre le jeu vidéo et son adaptation... On dirait que l’équipe a demandé à un chatbot d’écrire le scénario. On en vient à regretter qu’ils ne l’aient pas fait.

Budget : 125 millions de dollars
Recette : 241 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 18 % pour les critiques, 42 % pour le public

« Monster Hunter » (2020)

Paul W. S. Anderson a, comme Uwe Boll, beaucoup travaillé sur les adaptations cinématographiques de jeux vidéo, mais avec plus de succès que ce dernier. Tout n’est cependant pas parfait. Outre les plates adaptations de Resident Evil, Monster Hunter compte parmi ses plus grands échecs. On pourrait pourtant penser que le scénario s’écrit de lui-même : des monstres gigantesques et extravagants sont pourchassés par des chasseurs munis d’armes tout aussi gigantesques dans des mondes fantastiques aux couleurs vives. Au lieu de cela, on se retrouve avec un film d’action banal et fade avec des unités militaires américaines peu inspirées. Le film ressemble plus à Transformers qu’à la série de jeux de rôle de Capcom.

Budget : 60 millions de dollars
Recette : 48 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 44 % pour les critiques, 70 % pour le public

« Uncharted » (2022)

Le film était en suspens depuis si longtemps que Mark Wahlberg, qui devait incarner le personnage principal Nathan Drake, a fini par reprendre le rôle de son mentor et père de substitution Sully. C’est Tom Holland, nouvelle superstar de Spider-Man qui incarne Nathan Drake. Mis à part une ou deux répliques bien senties, on ne ressent jamais le charme qui constitue le cœur des jeux originaux. Quant au plan visuel, le film n’offre pas grand-chose, à l’exception de quelques jolies scènes sur des galères. Si c’est pour regarder un film d’aventures sans intérêt, je préfère encore opter pour le quatrième Indiana Jones.

Budget : 120 millions de dollars
Recette : 407 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 41 % pour les critiques, 89 % pour le public

« Borderlands » (2024)

Même Jack Black, qui joue dans les deux meilleures adaptations de jeux vidéo de tous les temps, n’aura pas réussi à sauver Borderlands du naufrage. Pour beaucoup, la bande-annonce annonçait déjà une catastrophe. Cate Blanchett, Kevin Hart et toute la bande ressemblent à des cosplayers en quête de leur prochaine séance photo. Un film comme Borderlands n’a pas besoin de se prendre au sérieux, mais avec ses personnages aussi peu intéressants que sympathiques et une intrigue aussi complexe qu’une quête à collectionner du jeu original, cette adaptation constitue une perte de temps pure et dure.

Sans compter que la quête effrénée de collection et les armes absurdes, très présentes dans le jeu original, ont complètement été mises de côté. Bref, passez votre chemin.

Budget : 110 millions de dollars
Recette : 33 millions de dollars
Note « Rotten Tomatoes » : 10 % pour les critiques, 48 % pour le public

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Enfant, je n’avais pas le droit d’avoir de console. Ce n’est qu’avec l’arrivée du PC familial 486 que le monde magique des jeux vidéo s’est ouvert à moi. Aujourd’hui, je compense largement ce manque : seuls le temps et l’argent m’empêchent d’essayer tous les jeux qui existent et de remplir mon étagère de consoles rétro rares. 


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