
Aperçu de « Wanderburg », un château vorace
Un château fort sur roulettes, ça peut faire sourire. Mais ici, ça donne un roguelite avec plein de combinaisons d’armes, de pouvoirs et de châssis.
Un château fort est en général situé en haut d’une colline, protégé par des murs épais et des douves aussi profondes que possible. Wanderburg n’a rien à faire de ces principes. Ici, des châteaux forts défilent à travers le paysage et engloutissent tout ce qui se présente à leurs portes. Ma forteresse, au départ de taille modeste, se transforme en une machine de guerre de plus en plus absurde.
Il faut manger pour grandir
Au début, mon château est encore assez petit. Je le dirige librement à l’aide du clavier dans un niveau délimité et je me fraye un chemin à travers le décor. Les champs disparaissent sous ses roues, les moutons aussi, et même les agriculteurs ne sont pas à l’abri.

Source : Randwerk
Cette méthode atteint ses limites pour les gros objets. Heureusement, mon château est armé dès le début : un canon tire automatiquement sur les ennemis à ma portée.
Les adversaires vaincus laissent derrière eux du butin que je ramasse au passage et qui me donne de nouvelles améliorations. Le jeu me propose à chaque fois trois options aléatoires parmi lesquelles choisir. Soit j’ajoute une nouvelle arme, soit je renforce une arme existante, soit j’ajoute un effet à ma configuration. Ce hasard fait une grande partie du charme du jeu, car mon château évolue un peu différemment à chaque partie.

Lorsque je bats un boss, mon château s’agrandit visiblement et prend plus de place à l’écran. Au fil du temps, ma petite tour de défense se transforme ainsi en une imposante forteresse.

Source : Randwerk
Plus d’armes, plus de puissance de feu
Au fur et à mesure que les armes évoluent, Wanderburg jette toute retenue par-dessus bord. Outre les archers et les mines, ma forteresse est également équipée de tours de mages, de roquettes et d’un bélier. La fidélité historique n’est pas vraiment au rendez-vous.
Certaines armes tirent automatiquement, tandis que je déclenche moi-même d’autres effets et je dois ensuite patienter durant leur temps de recharge. Certaines armes sont plus efficaces à distance, d’autres déploient toute leur puissance au contact direct de l’adversaire.

Je dois par exemple diriger le bélier directement vers un adversaire, tandis que les archers infligent des dégâts pendant l’approche. Le mage d’électricité combine ces deux systèmes d’une manière différente : il attaque automatiquement et peut étourdir ses adversaires grâce à son pouvoir. Ce genre de combo apporte plus de profondeur à ma configuration que de simples augmentations des dégâts.
Ce que j’apprécie le plus, c’est l’alliance maligne de différentes armes qui transforment mon château en un arsenal complètement démesuré.
Maintenir le colosse sur sa trajectoire
Ma tâche principale reste la conduite. Je garde mes distances, je cherche les angles les plus avantageux et je m’empare de mes proies sans me précipiter directement vers le groupe d’adversaires le plus proche. Quand ça devient un peu chaud, j’active le nitro pour donner provisoirement un coup d’accélérateur à mon château.
Un blindage plus épais rend le château plus résistant, mais réduit sa maniabilité. Si je privilégie la vitesse, je me déplace avec beaucoup plus d’agilité, mais j’ai moins d’endurance. Un bastion imposant peut ainsi presque se transformer en un château de course.
Pour les parties suivantes, je débloque d’autres châssis qui me permettront d’exploiter encore davantage ces différences. Citons ici le « château araignée » qui, avec ses longues pattes, se démarque d’une part du reste et offre d’autre part des sensations différentes lors de la conduite.

La diversité dans le chaos
À mesure que le château s’agrandit, on s’y perd rapidement. Les projectiles, les effets spéciaux et les adversaires se bousculent, pendant que je dois ramasser le butin et maintenir le colosse sur la bonne trajectoire. Dans les moments d’agitation, je ne repère donc pas toujours tout de suite où se cache le plus grand danger. Le chaos ambiant fait partie du charme.

Malgré la diversité des types d’adversaires, les parties se déroulent souvent selon le même schéma : je garde mes distances, je tire à tout va, je récupère le butin et je passe à autre chose. De nouveaux adversaires m’obligeraient à modifier ma façon de conduire.
Du côté des améliorations aussi, j’ai souvent recours à des solutions qui me semblent familières. Certaines armes et certains effets sont tellement fiables que je n’ai pratiquement aucune raison de changer de configuration. La sélection aléatoire offre donc pour l’instant moins de variété que ce à quoi je m’attendais.
On en redemande
J’ai envie d’expérimenter encore plus. Je veux tester d’autres châssis, installer des armes encore plus farfelues sur mon château et découvrir les dingueries que le jeu me réserve.
Pour l’instant, cela me suffit amplement pour appuyer à nouveau sur « Play ».

« Wanderburg » est sorti en accès anticipé sur Steam le 8 septembre. Ce roguelite est développé par le studio allemand Randwerk.
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