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En coulisse

Aperçu de « Gears of War: E-Day » : un multijoueur de toute beauté

Domagoj Belancic
30/7/2026
Traduction : Rose-Hélène Moquet

Les parties en ligne de « Gears of War: E-Day » m’ont impressionné par leur jouabilité et leur incroyable qualité graphique. Le nouveau mode « Horde Siege » en met plein les yeux.

« Je pourrais encore y passer des heures », murmuré-je en reposant à contrecœur la manette Xbox. Cela fait trois soirs que je teste différents modes en ligne de Gears of War: E-Day dans le cadre de la démo multijoueur.

J’ai vécu de nombreux moments épiques, pleins d’action, de sang et de membres arrachés. En mode multijoueur, ce blockbuster brutal du studio Microsoft The Coalition est une véritable explosion audiovisuelle sans pareille.

Dans le cadre de cet article, je n’ai testé que certaines parties du mode multijoueur. Pour découvrir comment se déroule la campagne solo et quelles surprises vous réserve cette sombre histoire des origines, rendez-vous le 6 octobre, date de la sortie du jeu.

Pour le plein d’action, c’est par ici.
Pour le plein d’action, c’est par ici.
Source : Microsoft

Des commandes qui pèsent

Pour cet article, j’ai testé à la fois les modes PvP et PvE en co-op. Avant de me jeter dans la mêlée, je décide de faire quelques séances d’entraînement, car je ne connais rien à l’univers de Gears of War. Il me faut une bonne heure pour m’habituer aux commandes et me défaire de mes réflexes acquis de Call of Duty.

Je dois réapprendre à tirer.
Je dois réapprendre à tirer.

Les personnages de Gears of War: E-Day se déplacent avec une certaine lenteur. Les super-mercenaires aux muscles saillants et les mutants locustes ne sont pas des athlètes gracieux qui sautent sans effort d’un niveau à l’autre. Ce sont de vraies machines de guerre, et je le sens à chaque mouvement. Le sol tremble quand je cours, il m’est pratiquement impossible de changer rapidement de direction, et mes esquives sont aussi subtiles qu’un tonneau qui roule sur le sol.

Ce n’est pas une critique, bien au contraire. Cette sorte d’inertie puissante me plaît beaucoup. Je me sens grand, puissant, surhumain ! Surtout quand je découpe un adversaire en deux avec l’emblématique baïonnette tronçonneuse. Quel pied.

J’aimerais pas être à sa place.
J’aimerais pas être à sa place.

J’apprécie également le système de couverture, caractéristique de cette série. Si je me jette tête baissée dans la mêlée, je vais me faire descendre. Pour rester en vie, je dois passer d’un abri à l’autre et essayer de contourner mes adversaires. Tout est une question de timing : quand je grimpe par-dessus un mur ou que je me déplace sur le côté, je perds de précieuses secondes pendant lesquelles je suis vulnérable.

À couvert !
À couvert !

Pour pouvoir comparer ce nouveau jeu avec les titres précédents, je lance Gears of War: Reloaded (2025) et Gears 5 (2019). Si vous êtes habitué à ces anciens jeux, vous remarquerez sans doute quelques différences au niveau des commandes.

Dans l’ensemble, E-Day semble plus intuitif, plus direct et moins rigide. Se mettre à couvert, tirer, esquiver : tout s’enchaîne de manière beaucoup plus fluide que dans les opus précédents, sans pour autant perdre en puissance ni en sensation de poids des personnages. Je trouve également la visée plus précise et plus fiable et j’apprécie que le mini-jeu de rechargement (appuyer sur le bouton de rechargement au bon moment) ait été déplacé au centre de l’écran.

Le célèbre « roadie run », ce sprint en position accroupie, a été entièrement repensé. On le déclenche désormais en appuyant sur le stick analogique gauche, comme dans de nombreux autres jeux de tir modernes. Pendant la course, la caméra ne zoome plus et ne tremble plus, mais s’éloigne pour offrir une vue d’ensemble stabilisée. Quand je sprinte, je peux également glisser pour passer sous les obstacles et même sauter.

Pour moi, tous les jeux de tir devraient comporter un mini-jeu de rechargement (avec la barre au centre de l’écran).
Pour moi, tous les jeux de tir devraient comporter un mini-jeu de rechargement (avec la barre au centre de l’écran).
Source : Microsoft

Versus : un jeu multijoueur de qualité

En mode PvP, j’ai le choix entre deux modes de jeu et deux maps relativement petites. Le jeu final proposera quatre modes de jeu et six maps.

La première est celle du Kalona Public Market, une boutique chic de produits frais, qui a été touchée par une invasion de locustes. Malgré la destruction, le décor nocturne dégage une atmosphère étrangement chaleureuse, du moins tant il n’y a pas de fusillade.

C’est bien joli.
C’est bien joli.

J’apprécie le contraste entre l’espace ouvert au centre de la map et les petits bâtiments fermés situés en périphérie qui permettent d’alterner affrontements chaotiques et jeux de cache-cache tactiques.

C’est important de prendre le temps pour descendre quelques pastèques.
C’est important de prendre le temps pour descendre quelques pastèques.

La deuxième map est ma préférée. On y découvre un avant-poste de l’armée de la Coalition. Le niveau est plus sinueux et plus vertical que le Kalona Public Market. Ceux qui connaissent bien l’architecture de l’avant-poste bénéficieront d’un avantage considérable au combat. Ce niveau se prête très bien aux nouveaux mécanismes de glissade et de saut.

Cet avant-poste rappelle visuellement les ruines des anciens « Gears of War ».
Cet avant-poste rappelle visuellement les ruines des anciens « Gears of War ».

Les deux modes PvP par équipe de quatre joueurs sont corrects, sans plus. Le mode « combat à mort » porte bien son nom : tirer, tuer, se faire tuer, réapparaître, et recommencer.

La variante « conquête » du mode « roi de la colline » est plus intéressante. Mon équipe et moi-même devons conquérir une zone mobile et la conserver le plus longtemps possible. Pour y arriver, impossible de la jouer solo. Ce mode m’oblige également à exploiter les mécanismes de couverture du jeu : ce n’est qu’en alternant habilement mouvements d’esquive, tirs et déplacements que l’on arrive à conserver une zone ou à en conquérir une adverse.

C’est chez moi ici, compris ?
C’est chez moi ici, compris ?

Malgré le côté très basique de ces deux modes multijoueurs, je les ai trouvés très divertissants. Notamment parce que les personnages imposants, les commandes et les stratégies de couverture permettant de marquer des points me semblent encore très novateurs en tant que débutant.

Je ne me vois pas non plus passer des heures à y jouer, mais c’est très bien comme ça. En effet, comme on le découvre par la suite, les modes PvP ne sont qu’une mise en appétit avant le grand plat principal qu’est le PvE, dont la mise en scène spectaculaire a fait de moi un vrai fan de Gears of War.

Mode « Horde Siege » : purée, ça envoie !

Le mode « Horde Siege » est une évolution des modes PvE « Horde » classiques des précédents opus de la série Gears. Pour cet article, j’ai testé la map Golden Quarter de la ville de Kalona. Le jeu final proposera trois maps en tout.

Selon le studio, « Horde Siege » est le plus grand mode multijoueur de Gears à ce jour. Douze joueurs (répartis en trois équipes) accomplissent des missions sur une immense map, tout en faisant face à des hordes de locustes toujours plus nombreuses. La Coalition apporte à ce mode un côté « extraction » : pour mener à bien la mission, mon équipe doit être évacuée de la zone de danger à bord d’un hélicoptère.

Au moins un membre de l’équipe doit réussir à monter dans l’hélicoptère d’où on peut encore éliminer quelques locustes avec un mini gun.
Au moins un membre de l’équipe doit réussir à monter dans l’hélicoptère d’où on peut encore éliminer quelques locustes avec un mini gun.

Avant de lancer une partie « Horde Siege », le jeu me permet de choisir l’étendue des missions disponibles sur le champ de bataille. Trois options s’offrent à moi : les « Blitz », des missions courtes qui se terminent en quelques minutes, les « Sièges », des missions plus complexes qui nécessitent davantage de coordination, et enfin le mode « Horde » qui propose les missions les plus longues.

Cette sélection me permet d’adapter la durée de mes parties en fonction du temps dont je dispose, ce qui est bien pratique.

L’option « Blitz », un petit bonbon de 20 minutes.
L’option « Blitz », un petit bonbon de 20 minutes.

Le champ de bataille du Golden Quarter est un bazar absolu. Je parcours les ruines de la ville avec mon équipe pour accomplir les missions principales. On prend le contrôle des bases, transporte du matériel de guerre ou l’on se retranche dans des carrefours stratégiques, avant de se frayer un chemin jusqu’à l’hélicoptère qui viendra nous sauver.

Entre-temps, le jeu me propose régulièrement des missions secondaires facultatives où il faut éliminer des ennemis particulièrement puissants, boucher des « E-Holes » (des trous d’où sortent les locustes) ou défendre des zones, comme dans le mode PvP « Conquête ».

Ce sont les joueurs qui décident du nombre de quêtes secondaires à accomplir. C’est un cercle vertueux : plus on accomplit de missions, plus on débloque d’améliorations temporaires, d’avantages et d’armes pour la partie en cours. Et à mesure que l’on gagne en puissance, on peut accomplir des missions exigeantes et augmenter les chances d’une extraction.

Ce sont les joueurs qui décident du nombre de quêtes secondaires à accomplir.
Ce sont les joueurs qui décident du nombre de quêtes secondaires à accomplir.

En me baladant dans le Golden Quarter, je croise sans cesse d’autres équipes en train d’accomplir leurs propres missions. Je peux utiliser le chat pour leur parler et les aider, ou décider de les ignorer et de les laisser à leur sort. J’ai parfois constaté que certaines missions se chevauchaient. Pendant que mon équipe colmate des e-holes dans le cadre d’une mission secondaire, une autre tente désespérément de monter à bord de son hélicoptère.

J’ai également constaté des chevauchements lors des invasions de boss, des événements où des adversaires mesurant plusieurs mètres font leur apparition sur le champ de bataille. Pour éliminer ces monstres répugnants, les trois équipes doivent travailler ensemble. C’est justement lors de ces grandes batailles que le mode multijoueur donne moins l’impression d’être un mode en ligne qu’une séquence soigneusement orchestrée tirée d’une campagne solo. On a l’impression de se retrouver dans un film d’action.

Le spectacle est au rendez-vous, je n’avais encore jamais vu ça dans un jeu de tir multijoueur.
Le spectacle est au rendez-vous, je n’avais encore jamais vu ça dans un jeu de tir multijoueur.
Source : Microsoft

Même en dehors de ces moments spectaculaires, Gears of War: E-Day s’avère esthétiquement convaincant grâce à l’Unreal Engine 5. Les modèles de personnages, conçus avec beaucoup de soin, se distinguent par d’excellentes animations, des armures finement travaillées et, dans le cas des locustes, des textures de peau de lézard répugnantes. Les environnements sont dotés d’une géométrie complexe, d’objets destructibles et d’un magnifique éclairage par ray tracing. Peu importe où je dirige la caméra, j’en prends systématiquement plein les yeux.

Les nombreux effets de particules et de fumée sont également impressionnants, tout comme les petits détails, tels que les éclaboussures de sang séché sur mon armure. C’est sans doute le plus beau jeu multijoueur en ligne auquel j’ai jamais joué.

Magnifique.
Magnifique.

Outre la mise en scène spectaculaire et le chaos qui règne sur le champ de bataille, le système de progression devrait également contribuer à maintenir la motivation à long terme. Avant chaque mission, je choisis l’une des quatre classes suivantes : « Assault » (classe polyvalente), « Breacher » (combat au corps à corps), « Marksman » (tireur d’élite) ou « Medic » (pour soigner les membres de l’équipe).

Chaque classe dispose de ses propres armes, de son attirail tactique et d’autres équipements spécifiques. Les objets d’équipement peuvent d’ailleurs être améliorés et équipés de mods : plus je termine de quêtes secondaires lors de chaque partie « Horde Siege », plus je débloque de ressources pour les améliorations.

À vous de choisir votre classe.
À vous de choisir votre classe.

Pour la démo, j’opte pour le redoutable « Breacher », équipé d’un fusil à pompe, d’une baïonnette-tronçonneuse, de grenades à fragmentation et d’un pack adrénaline (qui me procure un bonus de santé temporaire dans les situations désespérées).

J’ai hâte de voir comment il sera possible d’optimiser le combat au corps à corps à mesure que je monterai en niveau et que j’obtiendrai de nouvelles améliorations, et d’expérimenter les autres classes dans la version finale du jeu.

Vite, la campagne !

Il m’a suffi de trois soirées à Kalona pour devenir fan de Gears of War. J’ai hâte de pouvoir continuer à jouer en ligne dès la sortie du jeu et je suis impatient de découvrir les nouveaux modes et les nouvelles maps qui m’attendent dans cet univers aussi beau que brutal.

Le point fort sera sans aucun doute « Horde Siege », mais j’espère que le studio proposera également des modes intéressants et des maps plus vastes en PvP.

J’ai pris le goût du sang.
J’ai pris le goût du sang.

Cet avant-goût du mode multijoueur m’a également donné envie de découvrir la campagne solo. Si le mode « Horde Siege » est aussi spectaculaire, le mode histoire devrait sérieusement envoyer !

Mais il faut encore patienter jusqu’à la sortie du jeu en octobre. En attendant, je vais rattraper mon retard sur les anciens épisodes et rêver d’exécutions à la tronçonneuse et de têtes de locustes écrasées.

« Gears of War: E-Day » sortira le 6 octobre sur Xbox Series X/S et PC. Dans le cadre de cet article, Microsoft m’a donné accès à une version démo sur Xbox Series X.

Microsoft Gears of War E-Day (Xbox Series X, DE)
Jeu vidéo

Microsoft Gears of War E-Day

Xbox Series X, DE

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Ma passion pour les jeux vidéo s'est éveillée au jeune âge de cinq ans avec la Gameboy originale et a grandi à pas de géant au fil des ans.


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