Vos données. Votre choix.

Si vous n’acceptez que les cookies essentiels, nous utilisons des cookies et des technologies similaires pour collecter des informations sur votre appareil et votre comportement d’utilisation sur notre site Internet. Nous en avons besoin pour vous permettre, par exemple, de vous connecter en toute sécurité et d’utiliser des fonctions de base telles que le panier d’achats.

Si vous acceptez tous les cookies, nous pouvons également utiliser ces informations afin de vous afficher des offres personnalisées, améliorer nos sites et vous présenter des annonces publicitaires ciblées sur nos sites et d’autres sites ainsi que sur nos applications. Cela nous permet également de transmettre certaines données à des tiers et à nos partenaires publicitaires.

Florian Bodoky
En coulisse

Nostalgie de l’iPod : j’ai idéalisé le passé

Florian Bodoky
9/4/2026
Traduction : Stéphanie Casada

L’iPod a longtemps été une véritable révolution, offrant des milliers de chansons dans la poche. Mais cette image se fissure en partie avec le recul.

Même si le geek de 16 ans que j’étais s’en donnerait à cœur joie, je dois l’admettre : l’iPod a été une véritable petite révolution. Il a marqué la façon dont nous écoutons la musique aujourd’hui. Le streaming était encore loin d’exister, et pourtant, c’était le premier appareil mobile qui ne nécessitait aucun support physique pour écouter de la musique. Plus besoin d’insérer ni de remplacer ces disques qui, de toute façon, se mettaient à sauter pile au moment de mon morceau préféré. Pas besoin non plus de protection antichoc, qui, soyons honnêtes, n’a jamais vraiment servi à quelque chose.

C’était incroyable de voir que cet appareil élégant et pratique pouvait contenir des milliers de morceaux et que tout fonctionnait d’une simple pression sur un bouton.

Cet article fait partie de notre série consacrée au 50e anniversaire d’Apple. Vous trouverez l’aperçu de tous les articles ici :

  • En coulisse

    Les 50 ans d’Apple

    par Samuel Buchmann

Un énorme bloc, lourd et massif

Retour à la réalité de 2026 : j’ai en effet gardé un souvenir quelque peu idyllique de l’iPod. Je m’en rends compte aujourd’hui, alors que je m’y intéresse à nouveau après plus de 20 ans, à l’occasion du 50e anniversaire d’Apple.

L’iPod pèse 216 grammes...
L’iPod pèse 216 grammes...

Commençons par cette prétendue élégance. Malheureusement, mon iPod avait rendu l’âme, c’est pourquoi j’ai cherché un appareil sur Ricardo, Tutti et autres sites pour pouvoir rédiger cet article. Figurez-vous que la chance m’a souri ! Mais, quelle horreur ! C’est quoi ce machin? Dans le colis, un bloc blanc de deux centimètres et demi d’épaisseur, qui pèse près de 220 grammes. Un bloc aux arêtes vives qui m’a presque coûté un ongle de pied en le déballant (et en le laissant tomber). On repassera pour l’élégance.

...et mesure près de 2,5 centimètres d’épaisseur.
...et mesure près de 2,5 centimètres d’épaisseur.

Mais si, comme moi, vous avez passé des années à arpenter la campagne un Discman à la main, l’iPod vous paraît tout bonnement élégant. Les informations au dos indiquent tout de même une capacité de stockage de 20 gigaoctets. À l’époque, le stockage était encore relativement abordable, et aucune crise n’était en vue. Il y a aussi la redevance sur les supports vierges pour les lecteurs MP3 que la Suisa n’a inventé qu’en 2007 (en allemand).

En 2001 à Zurich – encore avec un Discman (voir à droite)
En 2001 à Zurich – encore avec un Discman (voir à droite)

Télécharger de la musique, une tragédie en trois actes

Le vendeur sur Ricardo n’a pas fourni d’écouteurs avec l’iPod. C’est là que certains échoueraient aujourd’hui, car l’option Bluetooth n’existe pas. Heureusement que je possède une vaste collection d’écouteurs. Et oui : la plupart des casques modernes doivent être allumés, même lorsque vous les branchez à l’aide d’un câble jack. J’ai donc rapidement branché le câble dans la prise jack et allumé l’iPod. En tout cas, cela fonctionne parfaitement avec le WH-1000 XM6 de Sony.

Le passé me rattrape. Je passe mon pouce sur la « Click Wheel » et cette sensation familière me revient immédiatement. Ce léger clic procure une étrange satisfaction. Je suis ravi d’y transférer mes playlists et, en l’absence d’un choix trop vaste, de me libérer de la fatigue liée aux décisions.

Heureusement, j’ai encore mon vieux disque dur externe, qui prend la poussière dans un tiroir depuis des années. J’y trouve alors quelques centaines de fichiers MP3 que j’avais, à l’époque, extraits de mes CD et soigneusement numérisés via des réseaux P2P, dans une zone grise sur le plan juridique.

Drame n°1 : le matériel

Mais alors que je m’apprête à me féliciter d’avoir bien préparé mes écouteurs et ma musique, un deuxième choc survient. Qu’est-ce que c’est, à côté de la prise jack ? Un port Firewire ! Je commence peu à peu à avoir l’impression que j’ai sous-estimé la difficulté de cette session musicale sur mon iPod.

Un port Firewire… Je l’avais presque oublié.
Un port Firewire… Je l’avais presque oublié.

Heureusement, le vendeur de Ricardo a eu la gentillesse de joindre un câble Firewire, mais je n’ai plus d’ordinateur équipé d’un port Firewire.

La chaîne d’adaptateurs qui rend cela nécessaire est très longue. J’ai un Mac Mini et un MacBook Air, tous deux équipés d’un processeur M. J’ai donc besoin d’un adaptateur qui permette de passer de Thunderbolt 3 à Thunderbolt 2. Puis un adaptateur Thunderbolt-Firewire. Ensuite, c’est au tour du câble Firewire fourni avec l’appareil. Oui, ça devrait fonctionner. Ce n’est pas garanti. Je vais donc opter pour la solution Windows. Je vais acheter une carte Firewire PCI-Express et l’installer dans mon PC.

J’ai vite fait pris une carte et je l’ai installée. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour son iPod !
J’ai vite fait pris une carte et je l’ai installée. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour son iPod !

C’est aussi une véritable galère et, malgré mon expérience en informatique (j’ai suivi un apprentissage en informatique il y a une éternité), c’est un travail de Sisyphe avec mes mains tremblantes. Je démarre l’ordinateur, j’installe une douzaine de mises à jour Windows et, je n’arrive pas à y croire, la carte est immédiatement reconnue. Je suis à nouveau tenté de me féliciter. Mais j’ai appris de mes erreurs et je branche mon iPod avant de me réjouir trop vite.

À côté de cette carte graphique monstrueuse, on remarque à peine la carte Firewire.
À côté de cette carte graphique monstrueuse, on remarque à peine la carte Firewire.

Drame n°2 : le logiciel

Maintenant, j’ai besoin d’iTunes. Cette fonctionnalité n’existe plus sur Mac et, même si elle est disponible sur Windows, elle a désormais le statut « legacy ».

De plus, j’ai besoin d’une ancienne version d’iTunes pour pouvoir faire fonctionner correctement mon iPod. L’ironie, c’est que je trouve des anciennes versions des logiciels Apple en abondance sur Internet… pour Windows. Sous MacOS Tahoe, je ne trouve rien d’utilisable. De toute façon, la stabilité du fonctionnement serait un pari risqué.

J’installe la version 10.7 d’iTunes. Elle date de 2012 et constitue la version la plus récente du programme, qui permet apparemment de continuer à faire fonctionner mon iPod vieux de 25 ans de manière fiable (et qui prend en charge l’architecture 64 bits). Cette information provient d’une source non officielle. L’iPod est détecté ! Malheureusement, dès que j’ai savouré ce moment de satisfaction, je me suis souvenu pourquoi, la plupart du temps, je préférais la gamme Zen de Creative à l’iPod comme lecteur MP3. iTunes plante lorsque j’essaie d’importer ma bibliothèque musicale, mais après quelques essais, ça marche.

Au moins, il est détecté.
Au moins, il est détecté.

Et voilà déjà le problème suivant qui arrive. Après toutes ces années, je ne sais plus exactement quel morceau ou quel album j’ai trouvé, ni sur quelle source. Mais ce que je sais désormais, c’est quelles chansons proviennent d’Internet et lesquelles j’ai moi-même extraites. En effet, j’ai soigneusement nommé ces dernières et les ai structurées de manière logique, exactement comme je le souhaitais, mais uniquement dans le nom du fichier. iTunes l’ignore. Les morceaux y sont intitulés « Morceau n°1 », « Morceau n°2 », « Morceau n°3 » d’un « artiste inconnu ». En effet, je n’ai pas ajouté de balises ID3. Avec le système Drag-and-Drop des autres lecteurs MP3, cela n’était pas nécessaire. Après l’importation, ils ont simplement affiché le nom du fichier à l’écran. Je vais essayer avec Windows Media Player, qui est lui aussi assez ancien. J’ai le même problème. Bien sûr, il n’est plus possible de rechercher les informations sur l’album avec un logiciel obsolète. Uuaarrgh ! (C’est à la fois mon cri d’exaspération et le titre de l’album qui aurait dû figurer ici.)

Drame n°3 : la déception après l’euphorie

Je me calme… et je commence à créer des playlists. Ce n’est pas simplement un assemblage rapide, mais une véritable construction. Je trie les morceaux, je modifie leur ordre, je réfléchis quel titre convient le mieux à quel endroit. Il ne me faut même pas dix minutes pour retrouver ce mode de fonctionnement où une playlist n’est pas simplement une collection de chansons, mais une succession dotée d’une dramaturgie. Je me surprends à changer une chanson parce qu’elle « arrive trop tôt », à en repousser une autre parce qu’elle « a besoin de plus d’espace ».

C’est peut-être parce qu’ici, tout demande un peu plus d’efforts, car on ne peut pas se fier à iTunes. Je ne peux pas, par exemple, créer de liste de lecture par genre, car a) certaines balises d’identification sont manquantes et b) iTunes a sa propre conception des genres musicaux. C’est ainsi que certains chapitres MP3 d’une pièce radiophonique de TKKG se retrouvent classés dans la catégorie « rap allemand ». Oui, bon, au moins « allemand » est correct. Mais même si tout ça a été un vrai calvaire, je suis vraiment content d’avoir « créé » quelque chose, et ce, sans algorithme qui me fasse des suggestions. Et sans un choix infini qui me submerge au lieu de m’inspirer. Tout simplement une collection restreinte dans laquelle je me promène.

Uuaarrgh !
Uuaarrgh !

J’appuie sur « Synchroniser » et je range l’iPod. Mais... Il manque l’une de mes sept playlists. Je ne l’ai probablement pas bien sélectionnée. Je rebranche l’iPod et je le resynchronise. Ensuite, je sors de chez moi et je m’assois à l’arrêt de bus. J’allume mon iPod. Le bloc se met à vibrer légèrement. Cela vient du disque dur de 2,5 pouces qui se trouve dans le boîtier et qui accède désormais à mes playlists. Oui, oui, vous avez bien lu ! Disque dur. On ne peut tout de même pas s’en passer complètement.

Oh, il manque encore une playlist...
Oh, il manque encore une playlist...

Ai-je bien dit « playlists » ? En fait, je ne trouve que la seule playlist que j’ai soi-disant « resynchronisée ». Apparemment, il ne s’agissait pas d’un ajout, mais d’un remplacement. Même ce problème me semble familier, malgré mes 20 ans d’absence de l’iPod. iTunes, tu abuses vraiment. Je profite du trajet en bus avec la playlist que j’ai enregistrée. La prochaine fois, je reprendrai mon iPhone avec l’application de streaming : ce n’est pas pour rien que ce système s’est imposé.

Photo d’en-tête : Florian Bodoky

Cet article plaît à 52 personne(s)


User Avatar
User Avatar

Depuis que j'ai découvert comment activer les deux canaux téléphoniques de la carte RNIS pour obtenir une plus grande bande passante, je bricole des réseaux numériques. Depuis que je sais parler, je travaille sur des réseaux analogiques. Un Winterthourois d'adoption au cœur rouge et bleu. 


En coulisse

Des informations intéressantes sur le monde des produits, un aperçu des coulisses des fabricants et des portraits de personnalités intéressantes.

Tout afficher

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

  • En coulisse

    What’s in my bag avec Flo, fan de musique et grand étourdi

    par Florian Bodoky

  • En coulisse

    Configuration du bureau de la rédaction Partie 2 : Samuel a besoin d'ordre

    par Samuel Buchmann

  • En coulisse

    Où sont passées les fonctions cool des téléphones portables ?

    par Dayan Pfammatter

34 commentaires

Avatar
later