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En coulisse

Fin d’alerte concernant le lait en poudre pour bébés : le test de « Kassensturz » ne détecte aucune toxine

Martin Jungfer
10/4/2026
Traduction : Sophie Boissonneau

Le lait infantile doit être exempt de toute substance nocive, c’est une évidence. Au début de l’année, de nombreux produits ont toutefois été rappelés parce que ce n’était pas le cas. Heureusement, tout semble désormais être rentré dans l’ordre.

À la demande du magazine de consommateurs de la SRF Kassensturz, un laboratoir a testé dix préparations pour nourrissons de grandes marques. Heureusement, les résultats sont bons : aucune toxine n’a été détectée dans les produits, pas même la céreulide, la toxine bactérienne en cause dans les derniers rappels. Révélée en janvier et février, la contamination des laits infantiles avait conduit Nestlé, Danone et d’autres fabricants à rappeler de nombreux produits.

Les derniers tests de Kassensturz de laits infantiles remontaient à 2016 et 2021. Cette année, les résultats sont très positifs (en allemand). « Les producteurs font globalement des progrès en matière de substances nocives », peut-on lire.

Concrètement, le laboratoire n’a détecté aucune substance nocive dans quatre des dix produits testés. Les analyses ont notamment porté sur le glycidol, le 3-MCPD, le chlorate et les résidus d’huile minérale. La rédaction de Kassensturz attribue la note maximale de 6,0, soit une mention très bien, à ces quatre produits sans aucune substance nocive. Voici les produits en question, trois d’entre eux sont disponibles sur Galaxus, le quatrième est le Lait pour nourrissons 1 bio de la Migros.

Substances nocives présentes, mais inférieures aux limites : suffisant

Les six autres produits testés contenaient des substances nocives, par exemple des traces de 3-MCPD, un ester d’acide gras potentiellement cancérigène qui se forme lors du raffinage des huiles végétales. On a également détecté la présence de chlorate, un résidu issu des désinfectants. Pour ces deux polluants, les valeurs étaient toutefois « nettement inférieures aux limites autorisées » selon Kassensturz. Concrètement, les valeurs n’excédaient pas la moitié de la « dose journalière tolérée » telle que définie par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). La présence de ces substances a tout de même fait baisser la note des produits concernés qui reçoivent 4,5 points, c’est-à-dire la mention « suffisant ».

Non disponible sur Galaxus, le lait infantile de la chaîne de drogueries Müller a également reçu la note « suffisant ».

Recalé à cause du glycidol

Le Beba Bio Pre de Nestlé est le seul lait pour nourrissons à obtenir la mention « insuffisant ». En effet, outre le 3-MCPD et le chlorate, le laboratoire y a également détecté de l’ester glycidylique, une substance qui se décompose dans l’organisme en glycidol et est cancérigène et génotoxique. Il n’y a pas de valeur limite officielle dans ce domaine, mais selon Kassensturz, il n’y aurait pas non plus de valeur sûre. Les traces détectées étaient certes très faibles, mais conduisent tout de même à l’abaissement de la note du lait infantile.

Nestlé trouve cela injustifié, ce qui n’est guère surprenant, le groupe aurait également signifié son « désaccord » quant aux tests menés par Kassensturz. Nestlé a ajouté que les parents peuvent être assurés que « tous nos produits sont propres à la consommation et respectent pleinement la législation suisse et européenne ».

Le Beba Bio Pro ayant obtenu la mention « insuffisant » n’est pas disponible dans notre boutique. Vous y trouverez en revanche le lait premier âge 1 destiné aux bébés un peu plus âgés.

Retour à la normale après des problèmes d’approvisionnement

Après les rappels de janvier et février, la clientèle de Galaxus n’a manifestement pas attendu les résultats du test de Kassensturz pour commander à nouveau. Dans l’ensemble, ces rappels n’ont pas entraîné de baisse durable du chiffre d’affaires, explique Mara Agnelli, Senior Catogory Business Manager. Les diverses pénuries d’approvisionnement et les problèmes de disponibilité rencontrés en février ont été en grande partie résolus. Pendant cette période, la clientèle s’est tournée vers d’autres marques et d’autres produits. Depuis, le chiffre d’affaires affiche à nouveau une nette progression par rapport à l’année précédente.

Les chiffres de vente montrent toutefois quelques changements au sein des marques. Les produits Bimbosan, par exemple, occupent actuellement neuf des dix premières places des meilleures ventes.

Seule la marque Aptamil parvient à briser cette domination. La marque a connu des problèmes de disponibilité en février et se remet progressivement. Chez Bimbosan, seul un produit à base de lait de chèvre a été concerné par les rappels, mais la marque a globalement connu une très belle progression, explique Mara. Il est possible que de nombreux parents se soient tournés vers cette marque à la suite des rappels lancés par les grands groupes. Holle aussi aurait pu tirer profit de la situation.

Enquête laborieuse sur le scandale des rappels de laits infantiles

Plusieurs mois après la première détection de toxines, on ne sait toujours pas avec certitude comment ce lait en poudre pour bébés a pu être contaminé. Selon l’enquête menée par la SRF, les grands groupes, comme Danone ou Nestlé, effectuent les analyses et les études nécessaires avec du retard, voire pas du tout. Le fournisseur chinois d’huile ARA, matière première essentielle, continue lui aussi de garder le silence.

En Suisse, on souhaite mieux se préparer, au moins en vue d’éventuels cas futurs. Des interpellations parlementaires ont été déposées afin de renforcer les règles relatives aux avertissements, à l’instar de celles déjà en vigueur dans l’UE.

Photo d’en-tête : Shutterstock

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Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport. 


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