

Dreame, Bosch ou Tineco : un aspirateur sans fil va-t-il enfin remplacer mon aspirateur traîneau ?
Il est temps pour mon fidèle aspirateur traîneau de prendre sa retraite. Mais jusqu’à présent, aucun aspirateur sans fil ne m’a convaincu. Les best-sellers de Dreame, Bosch et Tineco vont-ils enfin y changer quelque chose ?
Je déteste les aspirateurs traîneaux : le câble s’emmêle sans arrêt, ils se renversent, abîment les encadrements de porte et sont pénibles à transporter. Hélas, ils aspirent mieux que tous les aspirateurs sans fil que j’ai achetés jusqu’à présent. Mais je ne perds pas espoir !
Mon appareil sans fil actuel est un Miele Triflex HX2. Il était en tête des tests il y a quelques années et se situe dans le segment haut de gamme (env. 600 francs/euros). Malgré tout, je suis déçu : la puissance d’aspiration est médiocre, le vidage est salissant et la batterie ne tient pas pour toute la maison. J’utilise l’aspirateur sans fil pour éliminer les restes de muesli de mes enfants le matin ; le reste du temps, j’utilise généralement mon vieil aspirateur traîneau.
J’en ai marre.
Il doit bien exister aujourd’hui des aspirateurs sans fil suffisamment puissants pour ne pas s’essouffler après seulement quelques pièces. Après de longues recherches, j’ai sélectionné trois candidats potentiels. Ils font apparemment partie des meilleurs produits actuellement disponibles sur le marché. Cela se voit à leur prix… Mais s’ils tiennent leurs promesses, ça en vaudra le coup pour moi :
La puissance d’aspiration et l’autonomie de la batterie sont les deux caractéristiques les plus importantes à mes yeux. La puissance d’aspiration est exprimée en airwatts (AW), en pascals (Pa) ou simplement en watts (W). Toutefois, la pertinence réelle de ces chiffres fait l’objet de controverses. Sur le papier, Dreame a une longueur d’avance et offre presque la même puissance que mon aspirateur traîneau. La brosse, qui transmet cette puissance au sol, est presque tout aussi importante.
- Dreame V30 : 330 AW, 880 W
- Tineco A90S : 290 AW, 650 W
- Bosch Unlimited 10 : aucune donnée comparable disponible
Dreame V30 : peu maniable, plutôt bruyant, mais très puissant
Le Dreame V30 fait bonne impression dès le premier abord. Il possède une base que je peux simplement poser par terre. Certes, elle vacille un peu et il faut placer l’aspirateur avec précision dans une fente, mais elle remplit sa fonction. Une brosse universelle pour sols durs et tapis est fournie avec l’appareil, en plus des embouts habituels pour les interstices et les plafonds, ainsi qu’une petite brosse motorisée pour les tissus d’ameublement. Les embouts peuvent être fixés à la base, mais ils sont si bas que je dois me plier en deux à chaque fois.

En revanche, j’adore la lumière bleue sur la brosse qui rend visible le moindre grain de poussière. Pour des raisons inexplicables, l’éclairage n’est pas centré, mais placé sur le bord droit. Il remplit tout de même bien ses fonctions.

Maniabilité : lourd et un peu instable
L’aspirateur semble un peu instable, surtout lorsque j’étends le tube d’aspiration à sa longueur maximale. Ce qui est pratique, c’est que je peux le plier en deux pour aspirer sous les meubles sans avoir à me baisser. Je n’arrive toutefois pas à atteindre les coins sous le canapé, notamment parce que le moteur vient buter dessus.

Comme tous les aspirateurs sans fil, le Dreame V30 n’est pas un poids plume. Alors qu’avec l’aspirateur traîneau, le gros du poids repose sur les roulettes, ici je porte presque tout le poids à bout de bras. Parmi les trois appareils testés, le Dreame est le plus difficile à manœuvrer, car son centre de gravité est trop haut. Je dois donc un peu le soulever au lieu de le faire glisser facilement. D’ailleurs, aucun des trois ne tient debout tout seul, contrairement à mon ancien Miele.
Puissance d’aspiration et autonomie de la batterie au top
En termes de puissance d’aspiration pure, le V30 est en tête. Je m’en rends compte dès que je pose la paume de ma main contre l’orifice d’aspiration. La tête de brosse motorisée est toutefois tout aussi importante. Lors du test de la farine sur le parquet, il laisse quelques traces et m’oblige à repasser plusieurs fois. En revanche, il aspire parfaitement les cornflakes (l’ennemi juré de notre foyer) ; seule la brosse spéciale pour sols durs de Bosch est plus efficace.

Les trois aspirateurs ont tous du mal à nettoyer l’intérieur de la voiture, mais c’est aussi le cas de mon aspirateur traîneau. Le tissu de notre Skoda semble littéralement retenir la saleté. Avec la petite brosse motorisée du Dreame V30, j’arrive à en venir à bout, mais j’ai besoin de mes deux mains, car l’appareil est lourd et encombrant à cause du moteur. Au niveau des pieds, par exemple, je n’arrive pas à atteindre tous les endroits. À puissance maximale (indispensable dans ce cas précis), la batterie suffit tout juste pour nettoyer toute la voiture.
Le mode automatique suffit pour notre maison à trois niveaux et la batterie tient suffisamment longtemps. Les 90 minutes d’autonomie annoncées font sûrement référence au mode éco, qui n’est pas assez puissant pour un nettoyage en profondeur.

Le V30 est le plus bruyant des trois. C’est principalement dû à la brosse qui émet un bourdonnement audible.
Nettoyage : peut mieux faire
Je détache le récipient d’une simple pression sur un bouton. Un autre bouton ouvre le couvercle pour évacuer la majeure partie des saletés. Il suffit de tourner le filtre pour le retirer, puis de le secouer afin d’enlever les cheveux. Le V30 n’est certes pas le modèle le plus hygiénique, mais le processus est bien conçu. La brosse aussi s’enlève facilement. Grâce à ses dentelures, les cheveux ne s’enroulent pratiquement pas autour du rouleau, les autres devraient s’en inspirer.

Pour
- bonne puissance d’aspiration
- la base tient toute seule
- la batterie tient le coup sur trois étages
- batterie facilement remplaçable
- longueur réglable
Contre
- mauvaise répartition du poids
- instable, surtout à sa longueur maximale
- le spot lumineux n’est pas centré
- les supports pour brosses sont placés très bas sur la base
Bosch Unlimited 10, solide avant tout
Le Bosch Unlimited 10 est l’appareil le plus élégant du comparatif, mais aussi celui qui bénéficie de la meilleure finition. Ici, rien ne bouge. Même quand je plie l’appareil pour passer sous le canapé. L’appareil est livré avec les brosses classiques ; seule la petite brosse turbo pour utilisation manuelle manque à l’appel, remplacée par une brosse pour sols durs. Contrairement à Tineco et Dreame, Bosch a opté pour un montage mural classique pour sa base de recharge. Je peux y ranger tous les accessoires, et en plus, il est à une hauteur pratique.

Le modèle Bosch est équipé d’une LED blanche pour rendre les poussières plus visibles. Elle est moins efficace que les LED colorées de Tineco et Dreame, mais ça fait l’affaire.
Maniabilité : comme sur des roulettes
Le Bosch Unlimited 10 glisse sur le sol. Il roule presque trop facilement, surtout avec le rouleau pour sols durs. Pourtant loin d’être un poids plume, sa répartition du poids est excellente. Après trois étages, c’est avec le Bosch que je suis le moins essoufflé.
Puissance d’aspiration et autonomie de la batterie : pas le plus endurant, mais imbattable sur sol dur
Notre maison alterne parquet et carrelage avec quelques tapis par-ci, par-là. Si je ne veux pas changer de brosse sans arrêt, je peux garder la brosse universelle en permanence ; elle fonctionne beaucoup mieux sur les tapis. En revanche, elle ne fait que pousser les grosses quantités de cornflakes, je dois soulever et reposer l’aspirateur plusieurs fois pour tout aspirer. La brosse pour sols durs aspire presque entièrement les restes du petit-déjeuner en un seul passage. C’est clairement la meilleure solution pour chez nous.

Le Bosch Unlimited 10 est légèrement plus silencieux que les deux autres modèles.
En mode automatique, la batterie a une autonomie suffisante pour aspirer toute la maison. Il lui reste entre cinq et dix minutes de réserve. Elle s’en sort tout juste dans la voiture, où je l’utilise à puissance maximale. Je pense que j’achèterais la mini-brosse motorisée pour ce cas de figure.
Nettoyage : potentiel d’optimisation
Je détache le bac à poussière d’une simple pression sur un bouton. Un deuxième bouton permet d’ouvrir le rabat. Si les saletés ne tombent pas toutes seules, j’utilise une spatule. C’est astucieux, je ne me salis pas les mains. En revanche, il arrive parfois qu’un peu de saleté tombe lorsque je retire le réservoir de l’aspirateur.

Je retire le rouleau de la buse d’un simple mouvement de rotation. Dommage qu’elle ne possède pas de dentelures pour empêcher les cheveux de s’entortiller autour du rouleau, comme Tineco et Dreame.
Pour
- design élégant
- la meilleure finition
- un peu plus ergonomique que les deux autres
- rouleau supplémentaire pour sols durs inclus
- offre le meilleur résultat sur sols durs
- base compacte, discrète et à bonne hauteur
- mécanisme d’éjection pratique du bac à poussière
Contre
- brosse à main motorisée non fournie
- la lumière blanche rend la poussière moins visible
- la base doit être fixée au mur
- de la poussière tombe du récipient quand on le vide
- longueur non réglable
Tineco A90S : la lampe la plus puissante
Le troisième aspirateur sans fil de la sélection est signé Tineco. J’ai déjà eu le plaisir d’utiliser cette marque… façon de parler. Après une brève période de lune de miel, j’étais de plus en plus mécontent du manque de puissance et d’autonomie de l’aspirateur que j’utilisais à l’époque et je l’ai donc échangé contre le Miele.

La base me plaît bien, je peux simplement la poser par terre. Contrairement à la version de Dreame, celle-ci est équipée d’une tige verticale à laquelle se fixent les accessoires que je peux donc attraper sans me baisser.
Aucune poussière ne peut échapper aux deux LED vertes de l’A90S. Un témoin au-dessus de la brosse affiche le degré de saleté et précise si l’appareil détecte un sol dur ou un tapis. C’est complètement inutile, mais en bon gamin des années 80, ça m’a tout de suite rappelé KITT dans K 2000. L’application me permettrait même de communiquer avec l’aspirateur via ma montre connectée, mais hors de question d’installer une appli pour un aspi.
Maniabilité : limite-limite
L’aspirateur est extrêmement instable, ça ne me plaît pas du tout. Le contraste avec le modèle Bosch est aberrant. Le tuyau d’aspiration oscille dès que je bouge la poignée. Cela n’a aucune incidence négative sur l’efficacité de l’aspirateur, mais ce n’est pas très agréable. La buse 2-en-1 a aussi tendance à se coincer un peu lorsque je veux passer d’une fonction à l’autre. Sinon, j’apprécie la maniabilité de l’A90S. Je peux tourner et retourner l’aspirateur dans tous les sens et passer sans problème même sous les meubles bas.

Comme sur le Bosch, le moteur est fixé sous la poignée, cela permet de répartir le poids un peu plus équitablement. Le Tineco n’est toutefois pas aussi ergonomique que le Bosch.
La meilleure autonomie des trois
Tineco a choisi une brosse universelle composée de poils durs pour les tapis et de poils souples pour les sols durs. Un bouton permettant de choisir entre particules de poussière grossières ou fines ouvre ou ferme la bouche d’aspiration. Dommage que l’appareil ne le fasse pas tout seul. En tout cas, je remarque tout de suite une différence. Sur réglage grossier, il aspire les restes de muesli hyper efficacement.

Sur sol dur, le Bosch Unlimited 10 aspire un peu plus efficacement que ses concurrents. Sur tapis, les trois appareils ne se distinguent guère les uns des autres.

Tineco annonce une autonomie de 105 minutes, soit respectivement 15 et 25 minutes de plus que ses concurrents. Au quotidien, en mode automatique, c’est beaucoup moins. Après trois étages, l’A90S a toutefois plus de réserves que les autres (environ 15 minutes).
Nettoyage : mode d’emploi
Difficile de faire plus simple pour vider le bac : il suffit d’appuyer sur un bouton pour le détacher. Une fois devant la poubelle, je pousse un taquet qui ouvre le bac et expulse la poussière.
Comme pour les autres, le rouleau s’enlève d’une simple rotation. Tineco mise également sur une série de dents pour retenir les cheveux.
Pour
- l’appareil le plus endurant
- permet de choisir entre un nettoyage des poussières grossières et des poussières fines
- efficace dans les deux modes
- base indépendante
- meilleur éclairage des saletés
- vidage très facile du bac à poussière
Contre
- la bascule entre saletés grossières ou fines devrait se faire automatiquement
- aspirateur très instable
- appareil encombrant
- longueur non réglable

Conclusion : pas de vainqueur incontestable, mais des progrès notables
Dans les quatre années écoulées depuis mon dernier aspirateur sans fil, la technologie n’a pas fait de progrès spectaculaires. Ces appareils restent nettement plus chers que les aspirateurs traditionnels, sans pour autant les surpasser sur le point essentiel : la puissance d’aspiration. Le trio de modèles testés a toutefois fait beaucoup mieux que mon ancien aspirateur sans fil.
Ils aspirent déjà très bien en mode automatique, même s’ils restent tout de même un peu moins performants qu’un bon aspirateur traîneau. Et si on choisit la bonne brosse ou le bon mode d’aspiration, le Tineco A90S et le Bosch Unlimited 10 ne se contentent pas de déplacer les saletés.
Ils atteignent toutefois leurs limites lors du test ultime de la voiture, tant en termes de puissance que d’autonomie. Sur le plan de l’équipement, des batteries amovibles et des fonctions, ils sont quasi identiques.
Les socles sans perçage sont une excellente nouvelle, il est juste dommage que les accessoires de Dreame et Tineco soient placés aussi bas. Je préfère la fixation murale pour éviter d’avoir à me baisser à chaque fois.
Le vidage du bac à poussière s’effectue en quelques gestes pour tous les modèles et, la plupart du temps, sans trop de salissures. Si leur poids ne vous rebute pas, je recommande ces trois aspirateurs sans fil. Il n’y a pas de vainqueur incontestable, mais ma préférence va au Bosch Unlimited 10. Les finitions, le rouleau pour sols durs et le support en hauteur font la différence. Après avoir testé ces trois modèles, je les préfère à mon aspirateur traîneau pour leurs moteurs plus puissants, leur maniabilité et l’absence de sac.
Enfant, je n’avais pas le droit d’avoir de console. Ce n’est qu’avec l’arrivée du PC familial 486 que le monde magique des jeux vidéo s’est ouvert à moi. Aujourd’hui, je compense largement ce manque : seuls le temps et l’argent m’empêchent d’essayer tous les jeux qui existent et de remplir mon étagère de consoles rétro rares.
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