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Apple et l'UE règlent un différend de longue date

Samuel Buchmann
19/8/2026
Traduction : traduction automatique

À compter du 1er octobre, Apple modifie les frais facturés aux développeurs d'applications dans l'UE. Ceux-ci bénéficieront également d'une plus grande liberté en matière de modes de paiement et de distribution. Les frais restent toutefois élevés.

À compter du 1er octobre 2026, Apple mettra en place un nouveau modèle de tarification pour l'App Store en Europe. Le fabricant de l'iPhone entend ainsi mettre un terme au conflit qui l'oppose depuis des années à l'UE au sujet des règles de concurrence et du Digital Markets Act (DMA).

Ce changement fait suite à des plaintes émanant de développeurs et, en particulier, de fournisseurs de services de streaming musical. Ceux-ci reprochaient à Apple de bloquer les moyens de paiement alternatifs et d'empêcher les utilisateurs de changer de plateforme. La Commission de l'UE a infligé en 2024 une amende de 500 millions d’euros et a menacé d’autres sanctions si Apple ne modifiait pas ses pratiques.

Apple impose désormais à tous les développeurs qui commercialisent des applications dans l’UE un modèle tarifaire :

  • À l’avenir, Apple prélèvera 26 pour cent de commission sur les achats intégrés.
  • Dans de nombreux cas, ce taux sera ramené à 15 pour cent. C’est notamment le cas pour les applications participant au programme « Small Business » de l’ «» dont le chiffre d’affaires annuel est faible, ainsi que pour les abonnements à renouvellement automatique après la première année.
  • Si les développeurs utilisent leurs propres prestataires de paiement au sein de l’application, la commission s’élève à 20 pour cent, ou à 10 pour cent avec les réductions prévues par le programme.
  • Pour les applications qui redirigent vers un site web externe via un lien d’achat, Apple prélève 15 pour cent, ou 10 pour cent avec les réductions.

Parallèlement, Apple met en place une nouvelle « «Core Technology Commission »» de 5 pour cent sur les revenus numériques générés via des boutiques d’applications alternatives ou la distribution directe sur le Web. La « «Core Technology Fee »» – des frais d’installation pour les applications à forte croissance – sont supprimés. Au total, certains frais sont certes réduits, mais Apple continue de s’assurer une part des transactions traitées en externe.

Plus de libertés qu’aux États-Unis

Sur le fond, Apple ouvre nettement davantage la distribution des applications dans l’UE que dans d’autres régions. Les développeurs sont autorisés à proposer à la fois les achats intégrés d’Apple et des moyens de paiement alternatifs, et à distribuer leurs applications via boutiques d'applications alternatives ou directement depuis leur propre site web. Cela est soumis à une vérification dans le cadre du processus de notarisation et de sécurité d’Apple. Le choix du modèle de paiement doit rester inchangé pendant au moins douze mois afin, du point de vue d’Apple, «d’assurer une clarté pour les utilisatrices et utilisateurs».

Ces libertés sont plus étendues que sur le marché américain, où les boutiques d’applications alternatives ne sont pas autorisées et où Apple s’efforce de limiter autant que possible les liens de paiement Web dans les applications iOS. Certes, Apple a mis en place aux États-Unis un modèle de commission de 15 pour cent pour les achats générés par ces liens. Mais l’obligation fondamentale de se procurer les applications iPhone via l’App Store reste en vigueur. Il n’existe pour l’instant aux États-Unis aucun équivalent de la Commission européenne des technologies de base (Core Technology Commission) pour la distribution via le Web ou les places de marché.

Pour les utilisatrices et les développeurs en Suisse, peu de choses changent pour l’instant. Les règles présentées s’appliquent expressément aux applications distribuées dans les boutiques en ligne de l’UE. La distribution via le Web n’est également disponible que dans l’UE. La Suisse n’est pas soumise à la DMA européenne et n’est pas mentionnée comme région concernée dans le communiqué de presse d’Apple.

Du point de vue de l’UE, cette mesure constitue un succès de la réglementation visant à contraindre les « gatekeepers » «» tels qu’Apple à faire preuve de plus d’ouverture. Ce compromis a par ailleurs un effet de signal. Il laisse espérer que les Californiens et l’UE parviendront également à s’entendre sur d’autres points de discorde. Par exemple concernant la nouvelle IA Siri, qui ne sera pas encore disponible dans l’UE lors de son lancement en septembre – selon Apple, en raison d’incertitudes réglementaires.

Photo d’en-tête : Shutterstock

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Mon empreinte digitale change régulièrement au point que mon MacBook ne la reconnaît plus. Pourquoi ? Lorsque je ne suis pas assis devant un écran ou en train de prendre des photos, je suis probablement accroché du bout des doigts au beau milieu d'une paroi rocheuse. 


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