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En coulisse

Un prix différent toutes les 15 minutes : pourquoi je me lance dans l’aventure de l’électricité

Martin Jungfer
15/1/2026
Traduction : Aglaë Goubi

Bientôt, la facture d’électricité sera un véritable casse-tête. Depuis le début de l’année, le fournisseur d’électricité local propose des tarifs dynamiques et j’ai quelques questions avant de m’engager.

L’époque des tarifs fixes simples est révolue, l’avenir appartient aux tarifs dynamiques. Ainsi, le kilowattheure dont j’ai besoin pour ma machine à laver, ma télévision et ma voiture électrique coûte parfois plus cher, parfois moins cher. Le prix dépend de la quantité d’électricité dont dispose le gestionnaire de réseau à un moment donné et de la quantité nécessaire à un moment donné. En bref, l’offre et la demande déterminent le prix qui est chaque jour différent et change toutes les 15 minutes.

Une bourse de l’électricité existe depuis longtemps déjà. Pour la Suisse (en allemand) comme pour l’Europe (en anglais), les prix y sont déterminés et publiés toutes les quinze minutes, indiquant ainsi combien les fournisseurs d’énergie doivent payer aux producteurs. Jusqu’à présent, nous, consommateurs et consommatrices, n’en avions guère eu conscience.

Progressivement, les fournisseurs d’électricité proposent désormais un tarif dynamique (en allemand). Une raison importante : le passage aux énergies renouvelables représente une contrainte pour les réseaux existants datant de l’ère nucléaire. Par exemple, lorsque le soleil brille dans toute la Suisse et que les plus de 300 000 installations solaires enregistrées produisent de grandes quantités d’électricité, le réseau atteint ses limites. D’autre part, il existe de nouveaux gros consommateurs tels que les voitures électriques, dont les batteries peuvent généralement stocker 50 kWh ou plus.

Les responsables politiques et les gestionnaires de réseau souhaitent que les ménages adoptent un comportement plus favorable au réseau, ce qui réduit les coûts de la transition énergétique. Les tarifs dynamiques constituent une bonne incitation. Pour reprendre l’exemple ci-dessus : lorsque la production d’électricité par les installations photovoltaïques tourne à plein régime, le prix du kilowattheure baisse. C’est donc le moment idéal pour recharger la batterie de sa voiture électrique. Plus le nombre de personnes qui le font est élevé, plus la charge de pointe sur le réseau est faible, et c’est là le facteur déterminant pour le coût de l’extension du réseau.

L’autoconsommation est la clé

Cette fois-ci, je ne suis pas un précurseur. Dans l’effervescence de la période précédant Noël, j’ai tout simplement omis de m’inscrire auprès de l’opérateur local d’électricité, Elektrizitätswerke des Kantons Zürich (EKZ) (Services électriques du canton de Zurich), pour bénéficier du nouveau tarif (en allemand). La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de le faire à tout moment, même après coup. L’EKZ vérifie alors si les conditions sont remplies et, si tout est en ordre, notre foyer bénéficie du nouveau tarif.

Tout devrait être en ordre : une installation photovoltaïque produit de l’électricité sur le toit, la maison est équipée d’un compteur intelligent qui transmet la consommation d’électricité à l’EKZ par voie numérique et avec une voiture électrique, nous avons un gros consommateur flexible. Et surtout, j’ai installé un système de gestion de l’énergie (SGE).

  • En coulisse

    Gérer sa propre consommation électrique avec Solar Manager

    par Martin Jungfer

Le Solar Manager, c’est le nom de mon SGE, n’indique pas seulement la quantité d’électricité fournie par l’installation photovoltaïque et la quantité consommée dans la maison ou vendue au EKZ. Il contrôle surtout quels consommateurs utilisent l’électricité et à quel moment, par exemple quand la pompe à chaleur et le chauffe-eau fournissent de l’eau chaude. Pour les voitures électriques, je peux utiliser le Solar Manager pour spécifier qu’elles ne doivent être rechargées qu’avec l’électricité solaire produite par mes soins ou, si l’ensoleillement est insuffisant, qu’elles peuvent être rechargées jusqu’à 60 % avec de l’électricité à tarif réduit jusqu’au lendemain matin.

Aujourd’hui déjà, tout est défini dans le Solar Manager de manière à ce que nous consommions nous-mêmes le plus possible de l’électricité produite par l’installation photovoltaïque. À quoi dois-je m’attendre si le prix de l’électricité change toutes les quinze minutes à l’avenir ? C’est ce que j’aimerais savoir de l’inventeur du Solar Manager et Hans Fischer me donne déjà des réponses rassurantes dans l’interview.

Bonjour Hans, je suis sur le point de signer la demande afin que le EKZ alimente notre foyer en électricité au tarif dynamique. Est-ce vraiment une bonne idée ?
Hans Fischer : Tu es presque un peu en retard. En effet, pour les personnes disposant d’installations photovoltaïques, le tarif dynamique est particulièrement intéressant entre la fin de l’automne et le début du printemps. Pendant cette période, la production d’électricité à partir du toit est moindre. C’est là que le SGE, par exemple notre Solar Manager, peut pleinement jouer ses atouts.

Qui sont... ?
C’est très simple : il s’agit de consommer l’électricité lorsqu’elle est moins chère. Il peut même être intéressant de recharger une batterie lorsque l’électricité est particulièrement bon marché.

Malheureusement, je ne dispose pas d’une telle batterie. Me conseillerais-tu quand même d’opter pour le tarif dynamique ?
Oui, tu peux aussi en tirer profit sans trop d’efforts. Prenons l’exemple d’une voiture électrique : si je la branche le soir à la borne de recharge et que je souhaite avoir une batterie pleine le lendemain matin, le SGE peut rechercher les plages horaires les plus avantageuses et procéder à la recharge. Il en va de même pour la pompe à chaleur. Dans ce cas, je suis encore plus flexible, car elle ne se déplace pas et n’est pas débranchée.

Pour cela, le Solar Manager doit toutefois connaître les prix à l’avance.
C’est vrai, et c’est également le cas. Le fournisseur d’électricité publie la veille les prix pour les intervalles de 15 minutes du lendemain, ce qui permet au Solar Manager de planifier.

Dois-je adapter mon comportement si notre foyer bénéficie d’un tarif dynamique ?
Non, je pense que ce serait une erreur de commencer à raisonner en tranches de 15 minutes. Pour simplifier, un tarif d’électricité dynamique est destiné aux machines. Le SGE lit les tarifs de manière autonome et planifie la consommation de manière ciblée. Il optimise là où il y a quelque chose à optimiser. Néanmoins, il est judicieux d’allumer les appareils qui ne sont pas connectés au SGE, comme les lave-linges ou les lave-vaisselles, lorsqu’il y a du soleil à midi.

Je voulais également demander à Hans Fischer si je pouvais réduire ma facture d’électricité et, le cas échéant, de combien. Si je ne commets pas d’erreurs, je devrais certainement voir ma facture d’électricité diminuer, m’a répondu Hans. Il serait par exemple absurde de demander au Solar Manager de recharger la voiture électrique précisément au moment où le prix de l’électricité est le plus élevé. Le montant de mes économies dépend toutefois de nombreux facteurs. Il est difficile de faire des prévisions. En Allemagne, où les tarifs dynamiques existent depuis un certain temps déjà, la facture d’électricité peut être réduite de 40 % si l’accumulateur, la pompe à chaleur et la voiture électrique fonctionnent intelligemment ensemble.

En Suisse, l’application Solar Manager me tiendra informé. Elle dispose d’un widget qui affiche les économies en temps réel sur la base des données de consommation et des tarifs.

On peut voir ici les économies d’électricité réalisées à titre d’exemple. L’appli donne également des conseils sur la manière d’économiser encore plus.
On peut voir ici les économies d’électricité réalisées à titre d’exemple. L’appli donne également des conseils sur la manière d’économiser encore plus.
Source : Solar Manager

Est-ce que cela vaudra bientôt la peine d’installer un accumulateur dans sa cave ?

Pour la nouvelle année l’EKZ a réduit la rétribution garantie de l’injection (en allemand) dans le réseau. En clair, cela signifie que je dois m’attendre à recevoir nettement moins par kilowattheure produit par l’installation photovoltaïque et non consommé par notre foyer. Jusqu’à présent, cela représentait environ 15 centimes. Désormais, seuls 6 centimes sont garantis. Là encore, c’est le marché qui jouera à l’avenir et dynamisera mes revenus, pour l’instant, il y a un prix par trimestre. En été, lorsque le soleil brille souvent et longtemps, je ne gagnerai pratiquement rien avec l’électricité que j’injecte dans le réseau. En hiver, en revanche, cela peut être plus important. Les responsables politiques discutent actuellement de la possibilité de dynamiser davantage l’injection d’électricité dans le réseau par les particuliers et les entreprises, c’est-à-dire d’appliquer ici aussi des tarifs de rachat différents tous les quarts d’heure.

Nous n’en sommes pas encore là, et pourtant, je me demande si l’achat d’un accumulateur en vaut la peine. Après tout, les grands groupes investissent actuellement beaucoup d’argent dans des accumulateurs de grande capacité, car ils ont compris que l’électricité est devenue une marchandise négociable. Une installation de 100 mégawattheures (en allemand) est ainsi en cours de construction à Gurtnellen, et Swissgrid et BKW pourraient mettre en service entre 2028 et 2030 des batteries d’une capacité totale de plus de 1600 mégawattheures. Des études de faisabilité sont en cours.

Je n’ai pas assez de place pour cela, ni dans ma cave ni dans mon jardin. Les batteries domestiques ont généralement une capacité comprise entre 5 et 20 kilowattheures et peuvent être fixées au mur dans le garage ou la cave.

Certes, les prix d’achat ont fortement baissé ces derniers temps, mais les accumulateurs sont loin d’être une solution évidente en termes d’amortissement. L’installation a également un coût et, après environ 15 ans, un accumulateur lithium-ion arrive en fin de vie. La solution la plus simple actuellement est de moderniser son installation avec cet accumulateur. Il suffit de le brancher à la prise et le Solar Manager se charge du reste.

Je vais tout de même commencer par tester le tarif dynamique pendant quelques mois et avec les données recueillies, je devrais pouvoir établir un calcul d’amortissement correct.

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Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport. 


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