
Prix suisse du livre 2026 : les cinq nominés sont connus
Qui remportera le Prix du livre suisse 2026 ? Le suspense a diminué d'un cran aujourd'hui : parmi les 87 titres soumis par 52 maisons d'édition, le jury a sélectionné cinq livres pour la liste des finalistes 2026.
«Königin der Nacht» de Lukas Bärfuss, «Hauptsache kein Zeitgeist» de Hayat Erdoğan,
«Die Auster» de Yael Inokai, «Das grosse Eis» de Sonja Sophie Kreis et «Unwucht» de
Sarah Elena Müller figurent sur la liste des finalistes du Prix du livre suisse de cette année.
Justification du jury
Le jury décrit la sélection comme une quête de ce qui est caché – de la maternité en marge de la société à la pauvreté des personnes âgées, en passant par la dépendance dans une relation amoureuse. Ce qui unit ces cinq romans, c'est la question de ce que nous percevons et de la manière dont nous nous souvenons – racontée avec toute la palette linguistique de la littérature suisse contemporaine.
«Königin der Nacht» de Lukas Bärfuss, Rowohlt :
Lukas Bärfuss raconte son enfance avec une mère qui se qualifiait elle-même de « mère indigne » : une femme sans éducation, sans argent et sans perspectives. Adolescent, il s'est retrouvé à la rue, et pour sa mère, il ne restait plus d'autre issue dans sa vieillesse que l'émigration par pauvreté vers les Caraïbes. Bärfuss s'interroge sur la part que les conditions sociales et étatiques ont jouée dans la situation de vie de sa mère – transformant ainsi une histoire familiale en une réflexion sur la responsabilité sociale.
«Hauptsache kein Zeitgeist» de Hayat Erdoğan, Claassen :
- Février 2023 : La terre a tremblé en Turquie et en Syrie. La narratrice est assise chez elle, attendant des nouvelles de ses proches, tout en passant en revue la vie qu'elle a menée en tant que fille d'une famille turque en Allemagne. Et il y a aussi le désir de « Personne », l'homme qui l'a quittée et qu'elle ne peut oublier. La narratrice aborde de grands thèmes comme la migration et le féminisme, cherche des explications dans la philosophie sociale, réfléchit à sa relation avec sa mère et apprend à se connaître elle-même sous un nouveau jour.
«Die Auster» de Yael Inokai, Hanser Berlin :
Le Dr Bronstett, directeur d'un grand magasin berlinois légendaire, est retrouvé assassiné. Leonora Bloch, une femme de ménage de 73 ans, a déjà effacé toutes les traces lorsque la police arrive sur les lieux. Il apparaît rapidement que dans ce roman, l'essentiel n'est pas l'enquête, mais le microcosme du grand magasin. C'est un monde où se rencontrent éclat et misère, luxe et pauvreté. Avec une finesse stylistique, Inokai développe un réseau de relations centré sur une personne qui est le plus souvent invisible et rarement héroïne de roman : la femme de ménage.
«Das grosse Eis» de Sonja Sophie Kreis, Rowohlt Berlin :
Anna n'a pas vu son frère depuis 40 ans. Il vit retiré au Groenland. Après la mort de ses parents, Anna part le rejoindre. Alors qu'elle l'attend dans un hôtel, elle se remémore son enfance. Sa mère allemande s'est mariée dans les années 50 en Suisse, de l'autre côté de la frontière, où elle n'était pas la bienvenue. Alors que la famille semble mener une vie sûre en apparence, la guerre et ses bouleversements laissent des traces.
«Unwucht» de Sarah Elena Müller, Limmat :
Alice a attendu infiniment, Rio, un appel de lui, un signe. Ils s'étaient rencontrés lors de leurs études d'art. Maintenant, il se perd dans des activités de petite délinquance et dans sa toxicomanie. Elle travaille comme serveuse, s'accroche à des chansons d'amour inachevées et ne veut pas voir ce que ses amies ont compris depuis longtemps : elle doit le quitter. Sept ans plus tard, Alice se tient devant la porte de Rio et veut lui parler. Elle écrit un livre sur leur temps passé ensemble pour comprendre leur histoire. Mais que peut-on, que a-t-on le droit de raconter ? Un roman puissant qui explore la dépendance au sein d'une relation.
La remise publique du prix aura lieu le dimanche 15 novembre 2026 dans le cadre du
festival international de littérature BuchBasel.
Passionnée de lecture au rire contagieux, j’ai toujours un livre sur moi, un livre physique, bien sûr. De Taylor Jenkins Reid à Kristin Hannah, des biographies à la science-fiction en passant par la fantasy : si le monde des livres vous intéresse, alors vous êtes au bon endroit.
Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
Tout afficher
















