
Critique
"Daredevil : Born Again" - Un retour de sang et d'ombre
par Luca Fontana

Qui dit nouveau mois dit nouvelles recommandations de streaming. Découvrez ici les séries et les films disponibles en mars sur Netflix, Prime Video, Disney+, Sky Show, Apple TV ou HBO Max.
Mars, et ça repart. Eh oui, c’est reparti pour nos recommandations de films et séries pour ce mois-ci !
« It was built for war », dit la bande-annonce, mais je ne sais pas si on parle du redoutable robot de guerre tout en acier ou d’Alan Ritchson. J’ai pris la peine de préciser « en acier » pour faire la distinction entre les deux.
En effet, depuis Reacher, l’acteur s’est imposé comme le char d’assaut des films d’action de cette décennie. Dans War Machine, il incarne une future recrue d’une unité d’élite de l’armée. Il ne lui reste plus qu’à survivre encore 24 heures d’un impitoyable processus de sélection. C’est le test le plus dur. Or, ce qui commence comme un film de survie militaire bascule dans la science-fiction avec l’apparition d’une créature qui n’est visiblement pas de notre monde.
Netflix n’en révèle pas beaucoup plus. Ce film classé R d’une durée de 106 minutes promet beaucoup de violence et des images sombres. On devine la sueur, la boue et des problèmes à gros calibres.
Sortie : 6 mars
Si on m’avait dit il y a quelques années que Netflix réussirait l’adaptation en live action d’un anime cultissime à la satisfaction quasi unanime du public (en anglais), je ne l’aurais pas cru. Et pourtant, One Piece y est parvenu en 2023 : cette adaptation a attiré les novices et apaisé les fans. J’ai moi-même été conquis. La saga se poursuit aujourd’hui. La saison 2, qui porte le sous-titre « Into the Grand Line », ne promet rien de moins que la prochaine grande étape vers le statut de roi des pirates.
Monkey D. Luffy (Iñaki Godoy) a entre-temps encaissé sa première prime. L’équipage du chapeau de paille vient de se former officiellement. Nami, Zoro, Usopp et Sanji suivent tous la carte dans la Grand Line, c’est-à-dire les eaux où les rêves deviennent des légendes : Loguetown, Reverse Mountain, Little Garden, île de Drum. Si vous connaissez l’anime ou le manga, vous savez que le monde deviendra plus grand, plus dangereux et plus mystérieux.
Et puis il y a encore Baroque Works, l’organisation criminelle dirigée par Crocodile, dont on pressent déjà l’ombre menaçante. De nouveaux ennemis, de nouvelles alliances. Le petit renne Tony Tony Chopper arrive enfin à bord. C’est le premier personnage entièrement animé de la série. Comme cela fait un moment que la première saison est sortie : voilà le récap officiel.
Sortie : 10 mars
Il y a des sorties qui me font plaisir, mais là, l’anticipation est à son comble. J’attends ce film depuis des années, depuis qu’il est clair que la saison 6 ne marque pas la fin de la saga. Depuis que Tommy Shelby est parti dans l’inconnu sur son cheval. Et le voilà de retour. Ou plutôt : bon sang, il revient enfin !
Dans Peaky Blinders : The Immortal Man, Steven Knight mène à son terme l’histoire de Tommy Shelby. Nous nous retrouvons à nouveau à Birmingham, mais en 1940. La Seconde Guerre mondiale fait rage. Le pays brûle, et les Peaky Blinders aussi. Tommy (Cillian Murphy) est contraint de revenir de son exil volontaire pour se confronter à son passé, à sa famille et à son propre héritage.
Nous retrouverons des personnages bien connus, mais aussi de nouveaux visages, comme celui de Barry Keoghan, ce qui me réjouit particulièrement. Sans oublier un budget qui, d’après Knight, devrait donner un résultat encore plus imposant, plus intransigeant et plus violent. « By ordah… of the Peaky Blindahs », pourrait-on dire.
Sortie en salle : 6 mars
Sortie sur Netflix : 20 mars
Avec Young Sherlock, Prime Video revisite la genèse du fin limier le plus célèbre de la littérature en racontant son passage à l’âge adulte anarchique dans l’Oxford des années 1870. Hero Fiennes Tiffin incarne le jeune Holmes et le tout est produit entre autres par Guy Ritchie. Et si vous connaissez le Sherlock de Ritchie, vous savez que ce ne sera pas un polar poussiéreux où le détective fume la pipe, installé dans un fauteuil à oreilles.
Voici Holmes « disgraced, raw, unfiltered, and unformed » (en disgrâce, brut, sans filtre et immature) comme le dit la présentation officielle. Il tombe sur sa première affaire de meurtre avec une bonne dose d’arrogance, aucune patience, mais un instinct déjà dangereusement perspicace. Au programme : des conspirations, des voyages, un jeune Moriarty (Dónal Finn) plus présent qu’une vague silhouette de futur antagoniste, et un Holmes qui doit encore apprendre que le génie seul ne suffit pas.
Sortie : 4 mars
Charlie Cox revient sous les traits de Daredevil, mais la vraie grande nouvelle est peut-être le retour de Jessica Jones. Krysten Ritter fête son comeback dans le MCU, et cette simple évocation fait remonter en moi tous mes souvenirs Marvel sur Netflix. Sympa. Un point important est que le ton de la deuxième saison sera plus sombre et cohérent. La saison 1 basculait trop fortement entre la farce et la brutalité sans fard.
Rappelons-nous : Wilson Fisk a imposé la loi martiale sur New York à la fin de la saison 1, la ville est de facto sous le contrôle d’un homme tellement puissant qu’il n’a pas besoin de faire étalage de sa force. Meurtri et furieux, Matt Murdock est enfin prêt à riposter.
Sortie : 24 mars
Oui, je sais. Scrubs figurait déjà sur ma liste le mois dernier. Pour ma défense : personne ne savait alors que la suite tant attendue de cette série ne serait diffusée chez nous que fin mars. Si l’impatience est trop grande, je vous fais confiance pour trouver dès maintenant un moyen de mettre la main sur la version en anglais.
Il semble que toute l’équipe de doublage de l’époque sera de retour. D’habitude, je ne préfère pas forcément la version doublée à la version d’origine, mais pour Scrubs, je pourrais bien faire une exception par nostalgie et attendre patiemment.
Sortie : 25 mars (15 avril pour la version FR)
Quand on pense aujourd’hui à la fête de la bière, on pense aux pintes de bière, aux costumes folkloriques et aux milliers de touristes en état d’ébriété préoccupante. L’Empire Oktoberfest montre l’envers du décor : la sueur, la soif de pouvoir, et des hommes prêts à marcher sur des cadavres pour quelques milliers de litres de bière.
Au centre de l’intrigue se trouve Curt Prank, un propriétaire de brasserie ambitieux qui souhaite révolutionner la fête populaire munichoise. Sa vision : une salle des fêtes gigantesque, plus grande, plus moderne et plus rentable que tout ce que les familles établies de longue date ont à proposer. Or, grimper les échelons dans ce monde requiert plus qu’un talent d’entrepreneur. Il faut être dénué de scrupules et avoir des nerfs d’acier. Le puissant clan des Hoflinger en particulier n’a aucune intention de céder le terrain sans se battre.
Ne vous attendez pas à un drame enjoué qui fleure bon le terroir, mais à un jeu de pouvoir impitoyable. Place aux intrigues, aux trahisons et aux alliances toxiques avec au cœur de l’histoire, un homme qui ne se rend peut-être pas compte qu’il a troqué son âme dans sa quête de pouvoir.
Sortie : 25 mars
Depuis 2019, cette uchronie de Ronald D. Moore explore une réalité dans laquelle l’Union soviétique aurait posé le pied sur la lune avant les États-Unis. Ce qui a commencé comme un exercice intellectuel est devenu l’une des séries de science-fiction les plus intelligentes et les plus humaines de notre époque. La série bondit d’une décennie à l’autre au fil des saisons. Le final de chacune des saisons vous inflige une claque monumentale, et on en redemande.
La saison 5 se déroule en 2012. Une colonie humaine sur Mars n’est plus une vision lointaine, mais une réalité. Ed Baldwin, encore et toujours joué par Joel Kinnaman, est désormais une légende... et un vieux monsieur.
Honnêtement, j’attends de grandes choses. Pas des explosions, mais des conséquences. For All Mankind nous a offert quatre saisons quasi parfaites. Cette série sait comment raconter de bonnes histoires. Et si la saison 5 poursuit cette tradition, elle pourrait nous donner l’un des chapitres de science-fiction les plus intenses de ces dernières années.
Sortie : 27 mars
Dans DTF St. Louis, Jason Bateman joue Clark Forrest, un présentateur météo apprécié de tous. Un de ces types qui sourient sur votre écran de télévision alors que la tempête fait rage dehors. Mais dans sa vie privée, c’est le calme plat. Son mariage est englué dans la routine, tout comme son quotidien. C’est alors que Floyd Smernitch (David Harbour) débarque dans sa vie. Interprète en langue des signes, il est lui aussi marié et malheureux. Dans la petite banlieue endormie de Twyla à côté de Saint-Louis, une amitié sincère inattendue se noue entre les deux hommes. Et de cette sincérité naît une idée stupide : s’inscrire sur une appli de rencontres d’un soir pour échapper à la monotonie.
Steven Conrad, le créateur de la série, sait raconter des histoires qui bouillonnent sous un calme apparent. L’humour noir se mêle à la crise de la cinquantaine et à l’aveuglement masculin pour se solder par un meurtre.
Sortie : 2 mars
Dans Rooster, Steve Carell incarne un auteur à succès, dont le personnage appelé Rooster est devenu une idole chez les hommes : bruyant, affirmé et inattaquable. Dans la vraie vie, c’est différent. Il est confronté à sa fille Katie (Charly Clive), qui enseigne dans la même université que lui et qui prend de plus en plus ses distances, car il s’immisce trop dans ses affaires. Il veut trop souvent l’aider. Il croit mieux comprendre ses problèmes qu’elle-même.
On reconnaît la patte du scénariste Bill Lawrence. Le créateur de Scrubs et Ted Lasso sait comme aucun autre imaginer des personnages qui naviguent entre égo, empathie, aveuglement et réalité. C’est précisément le sujet ici : un père qui doit apprendre qu’écouter est souvent plus utile qu’une quelconque opération de sauvetage héroïque.
Sortie : 9 mars
Quelle nouveauté SVOD attendez-vous le plus ?
J’écris sur la technologie comme si c’était du cinéma – et sur le cinéma comme s’il était réel. Entre bits et blockbusters, je cherche les histoires qui font vibrer, pas seulement celles qui font cliquer. Et oui – il m’arrive d’écouter les musiques de films un peu trop fort.
Des solutions pratiques aux questions quotidiennes sur la technologie, des astuces de ménage et bien plus encore.
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