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Siri Schubert
Test de produit

La Scott Kinabalu Ultra : une chaussure qui ne remplit pas toutes mes attentes

Siri Schubert
24/3/2026
Traduction : Aglaë Goubi

Les Kinabalu Ultra de Scott devraient répondre à mes attentes pour une course très longue. Je ne suis toutefois pas entièrement satisfaite.

Si vous aimez courir, vous connaissez sûrement ce sentiment : ce regain de motivation que procurent de nouvelles chaussures. C’est exactement ce que je ressens lorsque j’ai les nouvelles chaussures de trail de Scott entre les mains.

L’inscription « Kinabalu Ultra » se trouve sur les chaussures : elles sont donc conçues pour les longues distances. Comme par hasard, une course de fond de 33 kilomètres figure sur mon programme d’entraînement. Quelle coïncidence ! Il ne me reste plus qu’à lacer mes chaussures et à me lancer.

Ma première impression

J’ai reçu le modèle femme de cette chaussure de la marque Scott. À première vue, elle me plaît beaucoup. J’apprécie la tige légère en Matryx, qui est fine et légèrement translucide. J’aime aussi la couleur rose-abricot et cette chaussure existe également en bleu.

Scott propose également un modèle pour homme, avec une coupe différente, disponible dans plusieurs coloris.

Le tissu Matryx est désormais utilisé de différentes manières dans de nombreuses chaussures de course et est réputé pour sa robustesse et sa résistance à l’abrasion. Dans la Kinabalu Ultra, il est tissé de telle sorte qu’il est légèrement extensible et relativement souple, ce qui le distingue d’autres chaussures où le Matryx semble plus rigide et rappelle parfois du fil dentaire tricoté.

Le matériau Matryx est léger et résistant à la déchirure. L’embout de protection est fin et n’ajoute donc que très peu de poids.
Le matériau Matryx est léger et résistant à la déchirure. L’embout de protection est fin et n’ajoute donc que très peu de poids.

Par rapport au modèle homme, le modèle femme offre un peu plus d’espace pour les personnes qui ont un cou-de-pied haut. Cela me convient : la chaussure enveloppe bien le pied, sans pour autant être trop serrée dès le premier essai.

Son poids plume est un autre atout. 240 grammes pour une chaussure femme en taille 40 avec une semelle épaisse, c’est un bon rapport. La hauteur de la semelle est de 39 millimètres au talon et de 33 millimètres à l’avant-pied. Le drop de six millimètres est dans la norme pour une chaussure de trail.

Plutôt imposante : la semelle intermédiaire en mousse ne fait pas dans la discrétion.
Plutôt imposante : la semelle intermédiaire en mousse ne fait pas dans la discrétion.

Même si je ne suis pas une inconditionnelle des semelles épaisses, j’apprécie parfois un amorti plus généreux pour les longues courses, à condition toutefois de ne pas perdre complètement le contact avec le sol et que la chaussure offre un bon équilibre entre stabilité et rebond. Elle ne doit donc pas donner l’impression d’être molle comme une guimauve, ni dure comme un pneu de voiture.

La semelle extérieure de la Kinabalu Ultra, avec son profil de quatre millimètres, fait bonne impression. Les crampons sont suffisamment espacés pour que la boue ne s’accumule pas immédiatement entre eux.

Dans la pratique : toutes les attentes ne sont pas satisfaites

Ma première course m’emmène sur des chemins de campagne et forestiers, jonchés de feuilles et de passages glissants, ainsi que sur des sentiers de gravier et de l’asphalte. Le parcours présente un dénivelé d’environ 550 mètres et n’est pas très exigeant sur le plan technique.

Manque de stabilité au niveau du talon

Ce qui me frappe dès les premiers pas : au niveau du talon, la chaussure n’offre pas assez de maintien pour la forme de mon pied. Mon pied glisse de haut en bas, ce qui rend la foulée instable. Pour y remédier, j’utilise également le trou le plus haut pour les lacets et je les noue selon le « laçage marathon », ce qui n’apporte pas de grande amélioration. Au contraire, cela présente un inconvénient : le laçage appuie désormais légèrement sur la zone située entre le cou-de-pied et la cheville. Ce n’est pas grave, mais c’est perceptible.

Au bout du rouleau, euh non... du lacet ? En tout cas j’utilise le dernier trou pour les attacher.
Au bout du rouleau, euh non... du lacet ? En tout cas j’utilise le dernier trou pour les attacher.

Cette sensation de manque de maintien s’explique d’une part par la coupe car les coureurs et coureuses ayant un talon étroit ne bénéficieront pas d’un maintien parfait dans cette chaussure. D’autre part, la semelle intermédiaire n’est pas creusée au niveau du talon. Certaines chaussures de trail récentes présentent cette caractéristique, qui apporte une stabilité supplémentaire. Compte tenu de la hauteur importante du talon de la Kinabalu Ultra, j’aurais aimé que ce soit le cas afin de réduire le risque de me tordre la cheville.

Le talon est trop large pour mon pied et il me manque aussi une guêtre tricotée.
Le talon est trop large pour mon pied et il me manque aussi une guêtre tricotée.

Un col tricoté empêchant les petits cailloux, les aiguilles de pin et autres petites saletés de s’infiltrer aurait également été le bienvenu.

Semelle intermédiaire haute résistance

Pour résister aux contraintes d’une course de plusieurs heures, voire de plusieurs jours, les chaussures d’ultra-trail ont généralement une semelle plus rigide que les chaussures de trail, ce qui est le cas de la Kinabalu Ultra. Cependant, la semelle en mousse imprégnée d’azote est nettement plus rigide que celle d’autres chaussures telles que la Norda 005 (voir ici le rapport de test), la Nnormal Kjerag (voir ici le rapport de test) ou la Sportiva Prodigio Pro (voir ici rapport de test). Elle offre moins de rebond et la sensation de contact avec le sol passe littéralement à la trappe. En raison de sa rigidité, la chaussure rebondit moins et est moins ludique que d’autres modèles. Elle promet toutefois d’être plus durable, car elle se déforme moins à chaque pas.

Une excellente adhérence : la semelle extérieure offre un bon maintien et une grande sécurité.
Une excellente adhérence : la semelle extérieure offre un bon maintien et une grande sécurité.

Grâce à la mousse ferme, mon pied est sollicité différemment et plus fortement que dans les chaussures que je porte habituellement. Après un premier test de 33 kilomètres, j’ai également porté les Kinabalu Ultra lors d’une course de 27 kilomètres avec environ 700 mètres de dénivelé et d’un footing de 8 kilomètres à un rythme soutenu. À chaque fois, j’ai ressenti après l’entraînement une tension au niveau du talon et du tendon d’Achille, ce que je ne connais pas avec d’autres chaussures de course.

Même si j’ai apprécié cette course, mes pieds ne sont pas vraiment à l’aise.
Même si j’ai apprécié cette course, mes pieds ne sont pas vraiment à l’aise.

J’en conclue assez facilement que je ne porterai pas les Kinabalu Ultra de Scott pour la course de 50 kilomètres que j’ai prévue mi-avril, notamment car la combinaison de la hauteur et de la rigidité ne me convient pas.

Hauteur de la semelle, équilibre et rocker

La chaussure a l’air assez fine, visuellement, cela me plaît, mais cela présente aussi un inconvénient : une semelle intermédiaire haute, rigide et relativement étroite n’est pas particulièrement stable. Je ne recommanderais donc pas cette chaussure pour les terrains techniques avec des racines et des pierres, où un bon équilibre est essentiel.

À mon goût, la grande rigidité en torsion est également un peu excessive. Comme le pied repose haut sur la semelle intermédiaire, la rigidité en torsion l’empêche de s’adapter au terrain en fléchissant au niveau du métatarse. Cela nuit à l’équilibre.

La courbure de la chaussure, appelée « rocker », assure une propulsion agréable sur les chemins forestiers et les senters fluides. Pour les terrains techniques, cela représente pour moi un peu trop de guidage.

Sur les chemins forestiers simples, la propulsion est bonne, mais sur les sentiers plus techniques, c’est un peu trop pour moi.
Sur les chemins forestiers simples, la propulsion est bonne, mais sur les sentiers plus techniques, c’est un peu trop pour moi.

La semelle extérieure offre une excellente adhérence

La semelle extérieure de la Kinabalu Ultra est la vedette du spectacle. Tout comme celle de la Scott Supertrac RC 3 (voir le compte rendu ici), cette semelle signée Scott offre également une très bonne adhérence, même sur les chemins humides. Avec leurs quatre millimètres de hauteur, les crampons ne sont pas particulièrement hauts, mais lors de mes essais au printemps pluvieux, ils m’ont offert une adhérence suffisante. Ce n’est que face à la combinaison de feuilles mortes et de boue qu’ils n’ont pas pu s’en sortir, mais là, la plupart des chaussures auraient échoué.

Bilan

Une chaussure Ultra Running solide, mais qui présente quelques points faibles

La Kinabalu Ultra est bien conçue, légère et dotée d’une tige agréable. La géométrie rocker avec une courbure à l’avant-pied, assure une bonne propulsion sur les sentiers faciles à moyennement difficiles. L’adhérence de la semelle extérieure est également convaincante. Cependant, en raison de la semelle intermédiaire haute et relativement rigide, je n’utiliserais pas cette chaussure pour des courses au-delà de la distance du marathon, ou du moins pas sans une période d’adaptation. Elle reste toutefois une option pour les entraînements sur des distances plus courtes.

Le maintien peu serré au niveau du talon et l’absence d’un col tricoté, qui empêche les petits cailloux gênants de s’infiltrer, sont d’autres raisons pour lesquelles cette chaussure ne me convainc pas totalement.

Pro

  • matériau extérieur résistant
  • ultralégère
  • bonne adhérence de la semelle extérieure
  • géométrie rocker pour une meilleure propulsion
  • semelle intermédiaire résistante

Contre

  • semelle intermédiaire dense et rigide, offrant peu de rebond
  • le talon est un peu trop lâche
  • absence de col tricoté
Photo d’en-tête : Siri Schubert

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Plongeuse scientifique, instructrice de SUP, guide de montagne... même si les lacs, les rivières et les mers sont mes terrains de jeu favoris, je ne me laisse pas porter par le courant, car j'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir. J'aime aussi prendre de la hauteur et changer de perspective en volant avec des drones et en faisant du trail. 


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