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Test de produit

KEVIN, la terreur des cambrioleurs : j’ai testé la troisième génération de cette invention suisse

Michael Restin
9/1/2026
Traduction : Yannick Meilleray

Ce haut-parleur avec effets sonores et lumineux doit faire fuir les cambrioleurs à la manière de Kevin dans Maman, j’ai raté l’avion. Si les suites du film ont été décevantes, KEVIN.3 a su me convaincre.

Depuis que nous avons été cambriolés, je ne me fais plus d’illusions. Lorsque Kevin McCallister n’est pas en train de faire la nique aux voleurs, fenêtres et portes classiques sont forcées en un rien de temps dès que la maison semble abandonnée. Pour moi, la dissuasion a plus d’impact que n’importe quel système d’alarme : la maison doit toujours sembler être habitée, surtout en hiver, pour éviter d’attirer les voleurs. Je m’intéresse donc de près à tous les appareils qui, comme le KEVIN.3, promettent une meilleure sécurité à titre préventif.

Petit et rusé, Kevin se montre digne de son homonyme.
Petit et rusé, Kevin se montre digne de son homonyme.

Je connais ce simulateur de présence de l’entreprise suisse Mitipi depuis que ma collègue a testé la première génération en 2019. Ce petit appareil fonctionne de manière très simple et utilise l’ombre et la lumière pour imiter des mouvements, une télévision en marche ou reproduire les bruits de la vie quotidienne. Pour ce test, le KEVIN.3 m’a été fourni par le fabricant. Il est censé offrir des effets plus variés et consommer moins d’électricité que ses prédécesseurs. Voyons donc tout cela de plus près.

Un tout petit Kevin

Avec ses 21,2 cm de large, 10,2 cm de haut et 9,2 cm de profondeur, Kevin est plus compact que je ne le pensais. Je trouve qu’il aurait toute sa place sur le buffet élégant d’un couple de retraités. Pas parce qu’il a l’air démodé, mais parce qu’il semble à la fois de grande qualité et sans prétention, un aspect adulte, avec des bords bien définis et peu de boutons. Sur le haut, on retrouve trois petits ronds encastrés, à peine visibles, mais palpables au toucher.

Kevin fonctionne via une appli ou avec des boutons.
Kevin fonctionne via une appli ou avec des boutons.

Le câble d’alimentation long de 3 m me donne la marge de manœuvre nécessaire pour trouver le meilleur emplacement possible. La consommation d’électricité devrait être nettement inférieure à celle de son prédécesseur. Ainsi, le fabricant indique que KEVIN.3 se contente de 9 watts en valeur moyenne. En fonctionnement, je mesure entre 3,8 et 16,3 watts en une heure, lorsque les effets lumineux et sonores sont actifs.

Pas de domotique, Kevin se débrouille tout seul

Le KEVIN.3 n’a pas de batterie intégrée et dispose uniquement du WiFi, du Bluetooth et d’un capteur de lumière. L’appareil joue des sons stockés sur sa mémoire de 32 Go, mais n’est pas doté d’une fonction d’écoute et ne peut pas non plus être intégré dans un réseau de domotique existant. Le fabricant préfère garder le système fermé pour assurer la protection des données. Une fois allumé, l’appareil lance un aimable « Hello, Kevin here! ». C’est parti pour la configuration.

Lorsqu’il est hors ligne, Kevin peut être configuré et utilisé à l’aide des trois boutons. Je peux ainsi lancer une simulation, activer le haut-parleur Bluetooth ou allumer la lampe. Je trouve l’appli cependant plus pratique, car elle permet de planifier les heures d’intervention. Certaines personnes auront peut-être besoin de l’aide de leurs enfants ou petits-enfants. Créer un compte, donner l’accès à la localisation, associer les appareils, ajouter Kevin dans l’appli : le processus n’est pas forcément évident pour tout le monde. Chez moi, tout a fonctionné comme sur des roulettes.

L’appli est conçue de manière très claire.
L’appli est conçue de manière très claire.

Gros point fort : les effets lumineux

Le KEVIN.3 doit être placé à une distance de 15 à 60 cm d’un mur pour pouvoir utiliser ce dernier comme écran dans l’obscurité. En d’autres termes, il faut l’éloigner de toute autre source lumineuse puissante qui pourrait perturber son fonctionnement. La simulation doit également être bien visible de l’extérieur, sans pour autant que l’appareil n’attire l’attention à travers la fenêtre. La ruse tomberait tout de suite à plat. L’idéal est de placer l’appareil en rez-de-chaussée surélevé ou au premier étage.

Lorsque j’observe Kevin à l’œuvre pour la première fois depuis l’obscurité de ma rue, je suis impressionné. La lumière qu’il produit est suffisamment puissante pour que le salon et la salle à manger d’environ 40 m² aient l’air d’être habités. On dirait vraiment qu’il y a quelqu’un chez moi. Cette vidéo vous montre une scène du mode démo. L’effet est moins impressionnant que quand on l’observe à distance sur le mur ou le plafond.

Grâce à ses lumières orientées de plusieurs manières, l’appareil peut simuler des mouvements en faisant se déplacer des ombres sur le mur de manière encore plus réaliste que dans la fameuse scène de Maman, j’ai raté l’avion.

Ces silhouettes de personnes en mouvement avec effets d’ombre ont été brevetées et améliorées par rapport au modèle précédent. Au lieu de se répéter toutes les dix secondes, elles ne bougent que de temps en temps sur des effets sonores appropriés pour un résultat des plus bluffants. Ces effets sont créés par la rangée supérieure de LED à lumière blanche, chaude et claire. La rangée de LED du bas est colorée et peut simuler un téléviseur en marche.

Les LED supérieures produisent une lumière blanche et chaude et des ombres...
Les LED supérieures produisent une lumière blanche et chaude et des ombres...
... tandis que les LED colorées simulent le scintillement de la télévision.
... tandis que les LED colorées simulent le scintillement de la télévision.

Si vous utilisez des lumières intelligentes, vous pouvez aussi vous en servir pour donner l’impression qu’il y a du monde chez vous en utilisant des scènes. Philips Hue, propose par exemple l’automatisation « simuler une présence » qui allume et éteint les lumières sur la base de vos habitudes habituelles. Vous pouvez également opter pour un simulateur de télévision à un prix avantageux. Chez nous, ce produit est le plus vendu dans la catégorie protection contre le cambriolage.

Le petit KEVIN.3 est unique dans la mesure où il constitue une solution tout-en-un facile à utiliser et qui offre un véritable spectacle, avec inconvénient qu’il n’occupe qu’une seule pièce à la fois. Il propose également des sons qui s’accordent avec les scènes lumineuses. On peut déterminer le moment où l’appareil émet un son dans l’appli. Il est également possible d’enregistrer plusieurs Kevin pour différentes pièces.

Plutôt « hello » que « grüezi »

Si Kevin me salue en suisse allemand lors de la configuration, dans la vie de tous les jours, les voix mélangées aux sons parlent plutôt anglais. Il peut théoriquement inventer des scénarios sans se répéter pendant un maximum de quatre semaines, soit quatre fois plus longtemps que son prédécesseur. Ceux-ci incluent le brossage des dents du matin, la télévision le soir, ou les bruits de vaisselle et de discussions aux heures des repas. Ce que l’on entend dépend des réglages ainsi que de l’heure.

Pour éviter de devoir allumer KEVIN.3 à chaque fois que je quitte la maison, je peux créer des routines ou activer l’option de géorepérage qui permet de lancer Kevin automatiquement dès que mon smartphone, dont le partage de localisation est activé en permanence, s’éloigne de plus de 300 m de mon domicile. Lorsque je vais faire mes courses dans le quartier, je devrais donc le lancer moi-même dans l’appli. Si je suis régulièrement en déplacement ou en vacances, je peux également définir les heures d’intervention de Kevin à l’aide d’un planning hebdomadaire.

Les curseurs me permettent de donner des informations sur mon quotidien.
Les curseurs me permettent de donner des informations sur mon quotidien.
Dans le planning hebdomadaire, je définis les heures auxquelles Kevin doit être actif.
Dans le planning hebdomadaire, je définis les heures auxquelles Kevin doit être actif.

Sur le plan linguistique, KEVIN.3 s’avère moins polyvalent que prévu. Si de nombreux habitants et habitantes de Zurich sont anglophones, je m’étonne que le suisse allemand ne soit disponible que dans la démo. Fondée en 2018 par les assurances Helvetia, l’entreprise Mitipi a quitté Zurich pour s’installer à Fribourg et possède désormais des filiales en Europe et aux États-Unis. KEVIN.3 en aurait-il oublié sa langue maternelle ?

L’appli est disponible en anglais, en allemand, en espagnol, en français et en néerlandais, mais Kevin n’est malheureusement pas aussi polyglotte. Après avoir échangé avec Mitipi, le CEO Patrick Cotting m’a expliqué que les versions linguistiques actuelles dépendent des paramètres de simulation et que faire varier les curseurs permettrait de changer la langue. 70 heures d’activités et de simulations seraient ainsi enregistrées en anglais, allemand et suisse allemand sur l’appareil.

Les cordes vocales de Kevin sont cachées derrière un couvercle aimanté.
Les cordes vocales de Kevin sont cachées derrière un couvercle aimanté.

De plus, de nouveaux sons et bruits générés par l’IA devraient bientôt être disponibles : « ils sortiront cette année dans le cadre de l’une des prochaines mises à jour du logiciel et seront disponibles pour tous, y compris pour ceux et celles qui ont déjà un KEVIN.3. » En clair, ils ne seront pas réservés à une nouvelle génération d’appareils. Kevin évolue et pourra bientôt s’exprimer dans la langue de votre choix.

Pour l’instant, il nous propose surtout des voix féminines relativement jeunes qui rient et échangent des banalités en anglais. Lorsque je modifie les réglages pour passer de « du monde à la maison » à « solitaire », j’entends principalement des bruits de pas, de tiroirs, de cuisine, ainsi qu’un bruit de fond qui disparaît dès que je m’éloigne.

Des enregistrements plus vrais que nature

Les cambrioleurs se fichent probablement pas mal des voix et des langues qu’ils entendent. Personnellement, je trouve que l’environnement sonore de Kevin devient beaucoup plus réaliste lorsque je télécharge mes propres enregistrements. Je peux par exemple enregistrer notre conversation pendant le dîner et quelques jours plus tard, je serai surpris d’entendre un brouhaha de voix familières, dont la mienne, en rentrant à la maison.

Pour ce faire, j’enregistre les sons de mon choix, puis je nomme la scène. Ensuite, je paramètre l’effet de lumière sur la catégorie « tâches ménagères », « télévision », « vie quotidienne », « cuisine », « hobby », « salle de bain » ou « instrument de musique ». J’ajoute quelques mots-clés, comme « cuisiner » ou « dîner », puis je définis l’heure à laquelle la scène doit se déclencher à l’aide de quatre curseurs pour le matin, l’après-midi, le soir et la nuit. Pour terminer, j’assigne une pièce à la scène. Kevin traite les enregistrements téléchargés en priorité et les curseurs sont intuitifs.

J’ajoute des mots-clés pour les fichiers audio téléchargés.
J’ajoute des mots-clés pour les fichiers audio téléchargés.
Pour déterminer quand ils doivent être joués, j’utilise les curseurs.
Pour déterminer quand ils doivent être joués, j’utilise les curseurs.

Ceux et celles qui aiment avoir un contrôle total regretteront peut-être de ne pas pouvoir définir le moment exact d’une action particulière. « Si notre clientèle en exprime le besoin, nous réfléchirons à permettre une définition encore plus précise du temps par heure dans une prochaine mise à jour », m’explique Patrick Cotting.

Est-ce qu’on entend vraiment Kevin ?

Selon la configuration du logement et l’emplacement de l’appareil, les bruits ne sont parfois uniquement audibles que lorsque l’on est à l’intérieur. Augmenter le volume au-delà du niveau de conversation normal serait possible, mais je trouve que ça fausse le rendu. Lorsque je suis dans la cage d’escalier, j’entends des bruits étouffés, bien que Kevin ne soit qu’à quelques mètres de l’entrée. Les sons ne sont pas aussi impressionnants que les effets de lumière, mais je les trouve tout de même convaincants.

Si quelqu’un venait à s’introduire dans la chambre du voisin par la fenêtre (ce qui est déjà arrivé) et entendre des conversations ou des bruits dans l’appartement, il ou elle pourrait alors opter pour un retrait stratégique. Cela pourrait même s’avérer plus efficace qu’une alarme qui se mettrait à retentir et indiquerait aussitôt aux malfaiteurs qu’il n’y a personne dans le logement. Kevin permet de semer le doute.

Ce que Kevin ne sait pas (encore) faire

Kevin ne peut pas sonner l’alarme. S’il est découvert, la ruse tombe à l’eau.
Kevin ne peut pas sonner l’alarme. S’il est découvert, la ruse tombe à l’eau.

Kevin est là pour dissuader. Il ne peut pas être intégré à un réseau domotique, ne surveille pas la maison et ne déclenche pas d’alarme si quelqu’un entre. Hormis son capteur de luminosité, il n’a rien qui lui permette d’interpréter son environnement. On peut apprécier (ou pas) que le fabricant ait décidé de se passer de caméras, microphones et autres capteurs au profit du respect de la sphère privée, mais cela devrait bientôt changer.

Mitipi prévoit en effet d’intégrer des fonctions de détection d’intrusion auxquelles l’appareil réagira : « Nous travaillons sur notre propre système de capteurs et de caméras, qui interagira directement avec Kevin et émettra des sons très ciblés, comme des aboiements de chien, dès que quelqu’un sonnera à la porte ou s’approchera du logement », m’explique le CEO.

Afin d’assurer la sécurité et le respect de la vie privée, il s’agirait d’une solution spécialement développée à cet effet. La majeure partie des données resterait stockée localement sur l’appareil et le reste serait hébergé en Suisse. Le lancement commercial de la nouvelle génération de Kevin est prévu pour 2027.

Ce que Kevin peut aussi faire

Je fais parfois travailler Kevin même lorsque je suis à la maison. Je peux ainsi m’en servir comme lumière d’ambiance douce et agréable, ou comme enceinte Bluetooth, même si je préfère utiliser celles que j’ai déjà et qui sont de meilleure qualité. Et si l’envie me prend d’habiller Kevin d’une autre couleur, c’est possible aussi.

Ce qu’aucun Kevin ne peut faire

Déjouer les tests des cambrioleurs (relever la boîte aux lettres, remettre en place le paillasson, ramasser les déchets jetés dans le jardin...). La sécurité absolue n’existe pas,mais plus il y a de gens qui gardent un œil sur votre maison quand vous n’êtes pas là, mieux c’est. Aucun Kevin ne peut remplacer cela, même s’il pourra bientôt aboyer dès que quelqu’un s’approche.

Les systèmes de sécurité ne font que rediriger l’attention des cambrioleurs sur une autre cible. Kevin coûte à peu près aussi cher que le système d’alarme Ring, numéro 1 des ventes chez Galaxus, avec détecteurs d’intrusion pour six fenêtres.

Bilan

Lumières, bruits et ombres qui courent : KEVIN.3 fait le job

Kevin s’avère brillant, pour peu qu’il ait un endroit adapté à ses talents. L’idéal : une fenêtre bien visible de la rue, mais dont l’intérieur reste peu exposé et un mur ou un plafond clair sur lequel les ombres peuvent danser. Dans l’obscurité et vu de l’extérieur, on a alors vraiment l’impression que la lumière est allumée et qu’il y a quelqu’un à la maison. L’objectif de Kevin n’est pas de donner l’alerte, mais de dissuader les cambrioleurs d’agir.

L’appli est claire et intuitive, mais ne propose ni sous-menus ni réglages détaillés. KEVIN.3 ne s’intègre pas aux réseaux de domotique existants. Il s’agit d’un appareil facile à utiliser pour toutes celles et ceux qui misent sur la dissuasion en matière de protection contre les cambriolages et qui veulent plus que des lumières réglées sur minuterie.

Pro

  • garantie de trois ans
  • bien fini et de qualité
  • varié, ne se répète pas
  • jeux d’ombre et de lumière réalistes

Contre

  • encore des progrès à faire pour la langue/les sons (une mise à jour a été annoncée)
  • purement dissuasif, ne donne pas d’alerte

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Écrivain amateur et père de deux enfants, j’aime être en mouvement et avancer en équilibre sur le chemin sinueux de la vie de famille. Je jongle avec plusieurs balles et il m’arrive parfois d’en faire tomber une. Il peut s’agir d’une balle, ou d’une remarque. Ou des deux. 


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