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Test de produit

1228 pièces, beaucoup de violet et un mystérieux hamburger : le set LEGO d’Olivia Rodrigo à l’essai

Carmen Baumann
23/9/2026
Traduction : Stéphanie Casada

1228 pièces, 229 pages d’instructions et un album en boucle : je me suis attaquée à la double guitare d’Olivia Rodrigo. Entre une avalanche de violet, les minuscules éléments à coller et un papillon géant qui manque de me faire perdre patience, une question se pose : ce set va-t-il me convaincre à la fois comme fan de la chanteuse et comme constructrice de LEGO ?

Précisons-le d’emblée : j’assemble rarement des LEGO, mais je suis une « Livie » (une fan d’Olivia Rodrigo) depuis son dernier album au moins. J’ai monté mon dernier set LEGO il y a cinq ans, c’était le Poudlard Express, un vrai jeu d’enfant. La guitare d’Olivia, elle, semble plus compliquée. Elle se compose de deux parties et de deux couleurs. Selon LEGO, elle représente les deux facettes d’Olivia Rodrigo : son côté rock avec la guitare électrique et son côté doux avec la guitare acoustique. Honnêtement, si LEGO ne l’avait pas expliqué, je ne l’aurais pas deviné. Je la trouvais simplement jolie. Je ne suis peut-être pas aussi fan que je le pensais...

Les préparatifs

Je décide de monter le set par terre. C’est comme ça que je faisais enfant, et c’est comme ça que je continue adulte. Arrive le grand moment. Je dois ouvrir la boîte et trier les dix sachets, un peu comme à Noël, sauf qu’ici, le travail ne fait que commencer. Attendez, j’ai oublié l’étape 0,5 : mettre un disque. Ce sera You seem pretty sad for a girl so in love, le dernier album d’Olivia. Combien de fois vais-je l’écouter avant d’avoir terminé la guitare ? Sa musique finira-t-elle par me sortir par les oreilles ?

Il est temps de m’y mettre. J’ouvre les instructions de montage : avec leurs 229 pages, elles sont aussi épaisses qu’un magazine. Pas de quoi paniquer, je vais avancer étape par étape.

Olivia a le sourire. Et moi, l’aurai-je encore à la fin ? On verra.
Olivia a le sourire. Et moi, l’aurai-je encore à la fin ? On verra.
Dix sachets : ça paraît raisonnable.
Dix sachets : ça paraît raisonnable.
Le disque tourne, c’est parti !
Le disque tourne, c’est parti !
Si chaque petite pièce vous intéresse, vous trouverez votre bonheur dans la notice.
Si chaque petite pièce vous intéresse, vous trouverez votre bonheur dans la notice.
229 pages d’instructions : un défi ?
229 pages d’instructions : un défi ?

Les débuts sont toujours difficiles

Ma première pensée en ouvrant le premier sachet : « Ça fait beaucoup de violet ! » J’avance vite, mais à la fin, il reste des pièces ; des pièces de rechange, comme je le découvrirai plus tard. Je constate aussi que trier les briques permet d’y voir plus clair. Cela prend du temps, mais c’est méthodique.

J’ai maintenant terminé le deuxième sachet et l’album tourne déjà pour la deuxième fois. Pendant longtemps, je n’arrive pas à imaginer ce que je suis en train de construire. Il faut faire confiance au processus, non ? Après le deuxième sachet, la caisse de résonance de la guitare commence enfin à prendre forme. Je m’offre un café en récompense et me réjouis d’ouvrir le troisième : c’est là qu’apparaît la première figurine d’Olivia. Avec sa robe rouge pailletée et son mégaphone, elle rend hommage à sa tournée Guts de 2024. Olivia me fait un clin d’œil et tire la langue. J’y vois un encouragement.

Vient ensuite la coiffeuse, et je suis moins convaincue. Qu’est-ce que ce truc marron à droite du miroir ? Un hamburger, un tambour, un tabouret mal placé ou du maquillage ? Après quelques recherches, je découvre que c’est un hamburger. Olivia Rodrigo en mange un après chaque concert important. C’est un détail mignon, mais je n’aurais jamais deviné. En revanche, j’aime l’inscription sur le miroir, clin d’œil à son album Guts, ainsi que le support pour sa guitare électrique.

Je remarque que je suis de plus en plus distraite. Après deux écoutes complètes de l’album et autant de concentration, je suis moins minutieuse. Mes pièces ne sont plus aussi bien organisées non plus, mais je poursuis et je vois que j’avance.

Merci pour les encouragements, Olivia !
Merci pour les encouragements, Olivia !
Mes pièces sont bien organisées, vous ne trouvez pas ?
Mes pièces sont bien organisées, vous ne trouvez pas ?
Qu’est-ce que ce petit truc marron à droite du miroir ? Un hamburger !
Qu’est-ce que ce petit truc marron à droite du miroir ? Un hamburger !
Fallait-il vraiment autant de couleurs ?
Fallait-il vraiment autant de couleurs ?

Un bilan prudent à mi-parcours

La partie acoustique de la double guitare est terminée, il m’a fallu trois heures et quarante minutes. Après deux écoutes complètes de l’album, je me suis offert le concert d’Olivia Rodrigo au festival Daisy Chain Fields. J’ai passé la dernière heure sans musique : rien ne vaut le calme pour se concentrer. Avec le recul, j’aurais dû faire davantage de pauses. J’ai été trop optimiste. C’est sans doute aussi à cause de la guitare. Le fait que la guitare se compose de deux moitiés m’a poussée à vouloir terminer la première d’une traite. Comme dirait Olivia : « It was a bad idea, right ?»

J’en suis à la moitié, et je suis épuisée.
J’en suis à la moitié, et je suis épuisée.

Nouveau jour, nouvel élan

Me revoilà ! Pleine d’entrain, j’attaque le septième sachet. Je supporte à nouveau la vue du violet, j’ai repris ma place par terre et le dernier album de Rodrigo tourne de nouveau. Cela dit, ma motivation cède vite la place à la frustration. J’ai trop serré deux minuscules briques et je n’arrive plus à les séparer. Je finis par sortir une pince à épiler. J’avais bien eu le séparateur de briques en main au début, mais je n’y ai pas pensé sur le coup. Après cette intervention, les petites pièces (mes ennemies jurées ) ont l’air un peu abîmées. Je me promets une fois de plus de suivre attentivement les instructions et de ne pas me précipiter. L’album est de nouveau terminé. Cette fois, je n’ai plus envie de musique.

Arrive le moment de coller d’autres autocollants. Je constate que les poser bien droit n’est décidément pas mon point fort. J’envisage un instant d’utiliser la pince à épiler, puis j’abandonne l’idée. Je ne suis tout de même pas au bloc opératoire, et une petite touche personnelle ne fait pas de mal.

Coller les autocollants droit n’est pas mon point fort.
Coller les autocollants droit n’est pas mon point fort.
Nécessité fait loi : il a fallu séparer les petites pièces à la pince à épiler.
Nécessité fait loi : il a fallu séparer les petites pièces à la pince à épiler.

Mes tensions musculaires finissent par avoir raison de mon obstination ; je m’installe à table. Deux bonnes surprises m’attendent. La deuxième figurine d’Olivia fait son apparition et il est temps d’assembler les deux moitiés de la guitare ! Avec sa robe blanche et sa guitare acoustique, cette figurine représente à mes yeux la facette douce de la chanteuse. Sa tenue me rappelle celle qu’elle portait au festival de Glastonbury l’an dernier.

Pendant l’assemblage, je me demande souvent qui conçoit tout ça ? Comment devient-on ingénieur ou designer chez LEGO ? Quel génie veille à ce que chaque élément s’emboîte au millimètre près ? Une rapide recherche m’apporte des réponses : les designers imaginent les modèles. Ils viennent notamment de l’architecture, du design industriel ou de la communauté des fans de LEGO. Les ingénieurs en mécanique et les spécialistes des matériaux se chargent ensuite de la précision des pièces. Ils veillent à ce qu’une brique soit identique à une autre, avec une tolérance de seulement 0,002 millimètre.

J’approche de la fin, mais un nouveau défi m’attend : les cordes de la guitare. Je crois d’abord qu’il manque des pièces pour les relier. Je reviens en arrière dans la notice et comprends que je suis allée trop vite : les deux extrémités des cordes ne sont pas identiques. Il faut donc tout démonter et recommencer. Ce n’est pas parfait, mais je vais m’en contenter.

Enfin, page 183 , davantage de noir !
Enfin, page 183 , davantage de noir !
Bonjour à toutes les deux, Olivia !
Bonjour à toutes les deux, Olivia !
Ce n’est pas parfait, mais tant pis.
Ce n’est pas parfait, mais tant pis.

La fin approche

Heureusement ! LEGO semble pourtant vouloir compliquer mon sprint final : il reste encore 13 autocollants à placer ! En fin de compte, ce ne sont pas eux qui me donnent du fil à retordre, mais la fixation des éléments sur la guitare. Le module portant le prénom « Olivia » refuse de s’emboîter. Je vérifie les instructions… Non, cette fois, ce n’est pas de ma faute. Il n’y a tout simplement pas assez d’espace. Je décale légèrement le module et, voilà, il tient. La perfectionniste en moi n’est pas ravie, mais tant pis. Pour le nom « Rodrigo », tout fonctionne du premier coup.

Le clou du spectacle, c’est le papillon géant et il met mes nerfs à rude épreuve. Il faut assembler et emboîter une multitude de petites pièces qui, à vue de nez, se défont une dizaine de fois.

Un papillon géant à vous rendre folle.
Un papillon géant à vous rendre folle.
Vous voyez la différence entre le prénom et le nom ?
Vous voyez la différence entre le prénom et le nom ?

La guitare est assemblée !

J’y suis arrivée, mais je suis à bout. Il m’a fallu pas moins de six heures et quart. La guitare est nettement plus grande que je ne l’imaginais : mon mètre indique près de 60 centimètres de haut. Avec ses plus de 23 centimètres de large, elle prend une certaine place, mais elle s’accorde bien avec ma collection de vinyles. Ouverte, la double guitare dévoile tous ses détails. Je la préfère pourtant fermée. Ouverte, je la trouve presque un peu trop chargée. Mes détails favoris ? Les deux guitares miniatures et les deux figurines. Les papillons, qui font référence à l’album Sour, et la coiffeuse sont également réussis, hormis cet objet qui tient à la fois du tabouret, du hamburger et du tambour. Ce qui m’agace, en revanche, c’est le mécanisme de la coiffeuse : on peut la faire coulisser, mais seulement à moitié, et le papillon géant empêche de bien la voir. Le prix de 88,90 francs me semble raisonnable. Certes, le montage demande du temps, mais on obtient finalement deux objets décoratifs en un ; une guitare fermée et une guitare ouverte.

Vais-je attendre encore des années avant d’assembler mon prochain set LEGO ? Non, certainement pas. C’était sympa. Ce serait sans doute encore plus agréable à plusieurs et en répartissant le montage sur plusieurs séances. Ce qui aide à coup sûr : être une « Livie » et laisser sa musique jouer en fond sonore. Et le meilleur, c’est que même après trois écoutes intégrales de son dernier album, je ne m’en suis pas lassée.

1228 pièces plus tard : la guitare est montée, fermée...
1228 pièces plus tard : la guitare est montée, fermée...
...et ouverte. Elle va parfaitement avec ma collection de vinyles.
...et ouverte. Elle va parfaitement avec ma collection de vinyles.
Un détail moins réussi : le papillon géant me cache la vue.
Un détail moins réussi : le papillon géant me cache la vue.

Bilan

Amusant, mais chronophage

Tout vient à point à qui sait attendre : pour construire la double guitare d’Olivia Rodrigo, il faut soit une grande capacité de concentration, soit pouvoir consacrer plusieurs jours au projet. Le résultat en vaut toutefois la peine. Les détails, comme la scène et les deux figurines d’Olivia, sont la cerise sur le gâteau. Ouverte comme fermée, la guitare fait un bel objet déco. L’assemblage est un vrai plaisir grâce aux instructions claires, même si elles sont un peu longues. Quant à mes hésitations et à mes erreurs, je les mets sur le compte de mon inexpérience en matière de LEGO.

Pro

  • un bel objet déco, ouvert comme fermé
  • des éléments et figurines détaillés et de bonne qualité
  • des instructions de montage claires et faciles à suivre

Contre

  • beaucoup de mauve et de violet, à la longue, c’est monotone
  • nombreuses petites pièces difficiles à manipuler
  • demande pas mal de patience et d’endurance
  • beaucoup d’autocollants, dont 13 rien que pour le nom
  • le papillon cache la coiffeuse coulissante

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Passionnée de lecture au rire contagieux, j’ai toujours un livre sur moi, un livre physique, bien sûr. De Taylor Jenkins Reid à Kristin Hannah, des biographies à la science-fiction en passant par la fantasy : si le monde des livres vous intéresse, alors vous êtes au bon endroit. 


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